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L’impact du CIFAR

Le CIFAR œuvre à l’appui de la collaboration interdisciplinaire à long terme, et offre aux chercheurs un environnement où s’articulent la confiance, la transparence et le partage de connaissances. Notre impact se fait sentir à toutes les étapes du processus de la recherche, du questionnement initial jusqu’au mode d’application des nouvelles connaissances.

Ce type d’impact diffère des résultats auxquels de nombreux experts s’attendent quand ils se penchent sur une question de recherche. L’impact du CIFAR se fait sentir dans des champs d’études complets et mène à des découvertes, des remèdes, des traitements, des inventions et des brevets.

Le modèle exceptionnel du CIFAR a permis de nombreux progrès. Ci-dessous figurent quelques exemples de la façon dont le CIFAR, au fil du temps, a directement changé le paysage de la recherche de sorte à mener à des avancées scientifiques et à des bienfaits sociaux largement reconnus.

Illustration of brain folds and motherboard connections

Intelligence artificielle

Un grand nombre des progrès que nous connaissons aujourd’hui en apprentissage automatique découlent directement d’avancées dans notre compréhension des réseaux neuronaux et de leur potentiel pour l’apprentissage profond dans les machines. Au début des années 2000, Geoffrey Hinton a proposé une idée au CIFAR. Il avait été membre du premier programme du CIFAR, Intelligence artificielle, robotique et société (fondé en 1983), et avait acquis la conviction que les réseaux neuronaux recelaient une grande puissance et un énorme potentiel. Au début 2004, Hinton a assumé la direction du programme Calcul neuronal et perception adaptative.

Parmi les membres de ce programme, notons : Yoshua Bengio, Yann LeCun et d’autres neuroscientifiques, informaticiens, biologistes, ingénieurs électriciens, physiciens et psychologues. En créant des systèmes informatiques qui imitaient l’intelligence humaine, ils en sont venus ensemble à confirmer la conviction de Hinton.

Aujourd’hui, ces trois chercheurs sont largement reconnus comme les pionniers de l’apprentissage profond. En 2019, l’ACM (Association for Computing Machinery) a décerné à Hinton, à Bengio et à LeCun le prix A. M. Turing 2018, aussi qualifié de « prix Nobel d’informatique », en reconnaissance de percées qui ont fait des réseaux neuronaux un élément essentiel en informatique.

Maple Leaf outline

La première Stratégie nationale en matière d’IA au monde

Le CIFAR a joué un rôle déterminant dans le développement de l’IA qui a débloqué des milliards de dollars en investissement privé et public dans le monde entier. Le secteur technologique a rapidement adopté la technologie et de nouveaux secteurs voient maintenant le jour. La reconnaissance vocale et de l’image sont aujourd’hui monnaie courante et les voitures autonomes sont en voie de devenir réalité. En 2017, en reconnaissance de notre leadership en IA, le gouvernement du Canada a chargé le CIFAR de formuler et de diriger la Stratégie pancanadienne en matière d’intelligence artificielle, la première stratégie nationale en matière d’IA au monde.

Nos boursiers continuent à explorer la puissance et l’exploitation de machines intelligentes pour améliorer la vie des gens, et l’IA accélère le travail dans un grand nombre de nos programmes de recherche. Le CIFAR continue à accroître sa capacité scientifique dans le domaine de l’IA tout en encourageant son application éthique. Aujourd’hui, comme jadis, nous offrons aux chercheurs le temps et la liberté intellectuelle nécessaires pour réaliser les percées de demain.

Three children sitting in field

Maternelle à plein temps et centres de ressources parentales

On sait bien aujourd’hui que les premières années de la vie sont déterminantes pour le développement humain. L’absence de soins adéquats pendant cette période peut avoir des conséquences catastrophiques plus tard dans la vie. Nous devons le gros de nos connaissances sur ce moment déterminant de la vie au fondateur du CIFAR, Fraser Mustard, et à son travail sur le Early Years Report où est énoncée une série de recommandations importantes à la base des maternelles à plein temps et des centres de ressources parentales. Des neuroscientifiques, des psychologues, des généticiens et d’autres au sein du programme Développement du cerveau et de l’enfant perpétuent l’héritage important de Fraser Mustard et produisent des données probantes qui étayent le besoin de vigilance pendant cette période de vie des plus délicates.

Cover of Orchid and Dandelions book

Comprendre les enfants « difficiles »

Dans l’ouvrage The Orchid and the Dandelion (Penguin Canada, 2019), W. Thomas Boyce, boursier au sein du programme Développement du cerveau et de l’enfant du CIFAR, présente une nouvelle dichotomie de la résilience chez l’enfant : « les enfants « pissenlits » (robustes, résilients, en santé) qui sont capables de survivre et de s’épanouir dans presque toutes les circonstances et les enfants « orchidées » (sensibles, susceptibles, fragiles) qui, avec un soutien adéquat, peuvent s’épanouir tout autant, sinon plus, que les autres enfants. ». Ses travaux introduisent un changement de paradigme dans la façon dont nous comprenons les enfants en fonction de leurs sensibilités, défis et dons particuliers. Boyce dit que le CIFAR a « [insufflé] une nouvelle vie dans mes recherches sur les origines et les conséquences de l’adversité chez l’être humain… sans [l’engagement du CIFAR] à l’égard du génie de la multidisciplinarité, beaucoup de connaissances n’auraient jamais vu le jour ».

Friends sitting in sunny park

Déterminants sociaux de la santé

Une bonne santé ne se définit pas simplement par l’absence de maladies ou de blessures, car des facteurs sociaux, psychologiques et économiques l’influencent aussi de façon considérable. Cette notion est aujourd’hui largement acceptée, mais cela n’était pas le cas il y a 25 ans. Le CIFAR a joué un rôle important dans la définition de cette conception holistique de la santé qui constitue actuellement un des principes fondamentaux de l’Organisation mondiale de la santé.

En 1994, une équipe de spécialistes des sciences sociales et d’experts médicaux au sein du programme Santé des populations du CIFAR ont réuni leurs connaissances et ont publié un ouvrage important, Why are Some People Healthy and Others Not? Aujourd’hui, le CIFAR continue à promouvoir la vision multifactorielle de la santé énoncée dans cet ouvrage par l’entremise de trois de ses programmes : Microbiome humain, Développement du cerveau et de l’enfant, et Cerveau, esprit et conscience Azrieli.

Cover of 2018 World Happiness Report

Rapport mondial sur le bonheur

Nous souhaitons tous être heureux, mais c’est quoi exactement le bonheur? Selon John Helliwell, économiste à l’Université de la Colombie-Britannique et Membre distingué du CIFAR, il est possible de mesurer scientifiquement le bonheur d’un pays en examinant une variété de facteurs psychologiques, économiques, médicaux et sociaux. De telles analyses peuvent orienter les politiques et mener à des sociétés où tous les citoyens s’épanouissent.

En avril 2012, le Réseau des solutions pour le développement durable des Nations Unies a publié le premier Rapport mondial sur le bonheur, corédigé par Helliwell, alors codirecteur du programme Interactions sociales, identité et mieux-être du CIFAR. Le rapport a depuis été publié chaque année, à l’exception de 2014. Recueillant des données de 150 pays, ce rapport est vu comme un outil précieux non seulement pour l’élaboration de politiques, mais aussi pour mesurer leur efficacité au long cours.

Photo of the CHIME structure

Résoudre les mystères de l’Univers en expansion

Chaque jour, le radiotélescope révolutionnaire Expérience canadienne de cartographie de l’intensité de l’hydrogène (CHIME) transmet des données aux astronomes. Grâce au génie des membres du CIFAR, comme Victoria Kaspi et Ue-Li Pen, les astronomes peuvent aussi utiliser CHIME pour chasser les sursauts radio rapides et les pulsars, certaines des plus grandes énigmes du ciel.



Situé dans la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique, CHIME a une forme particulière qui lui permet de sonder plus de la moitié du ciel chaque jour, au fil de la rotation de la Terre, sans antennes paraboliques ni pièces mobiles. CHIME capte des radiofréquences avec lesquelles nous pouvons établir la cartographie de l’hydrogène dans l’Univers, ce qui nous permettra de créer une image tridimensionnelle du plus grand volume de l’espace jamais sondé. De la sorte, les astronomes pourront mieux comprendre pourquoi l’Univers prend de l’expansion à un rythme croissant.