Search

Nouvelles du CIFAR

Annonce

  • Nouvelles
  • Biodiversité microbienne intégrée

Comment expliquer la mort partout sur la planète des pétoncles et des huîtres?

par CIFAR
déc. 8 / 14

Les pétoncles et huîtres d’élevage se meurent à un rythme dévastateur sur la planète entière et une équipe interdisciplinaire de scientifiques tente de comprendre pourquoi.

Advances-scallops_p1
De nombreux pétoncles n’atteindront même pas la taille adulte, car l’acidité plus élevée des océans et d’autres problèmes éventuels les tuent alors qu’ils sont encore tous petits. 
Photo: Ministère des Pêches et Océans, Québec


Curtis Suttle (Université de la Colombie-Britannique), Boursier principal de l’ICRA, est spécialiste des virus marins et l’un des biologistes au sein de l’équipe interdisciplinaire composée d’écologistes, de généticiens, d’épidémiologistes, de cultivateurs de mollusques et de crustacés, et d’autres experts. L’équipe a fait une demande de subvention auprès de Génome Canada pour étudier la mortalité massive des pétoncles et des huîtres d’élevage dans l’ouest du Canada, en Europe, en Chine et ailleurs.

« La situation est quasi catastrophique, du moins pour l’industrie des mollusques et des crustacés sur la côte Ouest », explique Suttle.

Chris Harley a demandé à Suttle de se joindre au projet après que des producteurs de mollusques et de crustacés eurent demandé de l’aide pour sauver leurs populations en disparition. Harley estime que l’industrie de l’aquaculture en Colombie-Britannique pourrait s’effondrer dans les prochaines années si on ne trouve pas solution au problème. Mais quel est le problème?

La situation est complexe et les scientifiques ne savent pas combien de facteurs sont en jeu dans la mort des mollusques et des crustacés. Toutefois, Suttle dit qu’une chose est claire : l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère acidifie l’océan. L’acide dissout le carbonate de calcium qui compose la carapace des pétoncles, des huîtres et d’autres poissons dans le groupe des bivalves. En raison des niveaux d’acidité plus élevés dans l’océan, il est difficile pour les huîtres et les pétoncles de multiplication de produire une carapace dure, et nombre d’entre eux meurent avant de devenir des bébés. En outre, ils semblent avoir une plus grande sensibilité aux parasites et aux maladies.

« Il y a nombre de facteurs en jeu », dit Suttle. « L’acidité croissante affaiblit les mollusques et les crustacés et, conséquemment, il est plus difficile pour eux de produire une carapace dure. Leur système immunitaire est probablement compromis, car les bivalves ne croissent pas dans des conditions idéales et, en plus, il y a ce problème de sensibilité accrue aux pathogènes », ajoute Suttle.

Les scientifiques ne savent pas comment ces facteurs contribuent au problème et ils en savent très peu sur le sort des pétoncles et des huîtres sauvages. Ils ont l’intention d’étudier l’environnement et la génomique des mollusques et des crustacés pour trouver réponse à ces questions et ils essaieront de découvrir de nouveaux virus et autres pathogènes.

Suttle et Kristi Miller de Pêches et Océans Canada vont analyser des populations pour voir si de nouveaux pathogènes pourraient être en cause dans la mort de ces populations, comme il a été observé récemment chez les étoiles de mer. Selon Suttle, membre du programme Biodiversité microbienne intégrée, ce projet illustre bien le type de questions auxquelles s’attaquent les chercheurs de l’ICRA.

« Cette question intéresse l’ICRA, car pour tenter d’y répondre il faut avoir recours à des gens d’une myriade de domaines et d’expertise », dit-il.

L’équipe saura probablement en janvier si Génome Canada l’invite à soumettre une proposition complète en vue d’obtenir une subvention.

Nouvelles

  • Nouvelles
  • Biodiversité microbienne intégrée

Comment expliquer la mort partout sur la planète des pétoncles et des huîtres?

par CIFAR
déc. 8 / 14

Les pétoncles et huîtres d’élevage se meurent à un rythme dévastateur sur la planète entière et une équipe interdisciplinaire de scientifiques tente de comprendre pourquoi.

Advances-scallops_p1
De nombreux pétoncles n’atteindront même pas la taille adulte, car l’acidité plus élevée des océans et d’autres problèmes éventuels les tuent alors qu’ils sont encore tous petits. 
Photo: Ministère des Pêches et Océans, Québec


Curtis Suttle (Université de la Colombie-Britannique), Boursier principal de l’ICRA, est spécialiste des virus marins et l’un des biologistes au sein de l’équipe interdisciplinaire composée d’écologistes, de généticiens, d’épidémiologistes, de cultivateurs de mollusques et de crustacés, et d’autres experts. L’équipe a fait une demande de subvention auprès de Génome Canada pour étudier la mortalité massive des pétoncles et des huîtres d’élevage dans l’ouest du Canada, en Europe, en Chine et ailleurs.

« La situation est quasi catastrophique, du moins pour l’industrie des mollusques et des crustacés sur la côte Ouest », explique Suttle.

Chris Harley a demandé à Suttle de se joindre au projet après que des producteurs de mollusques et de crustacés eurent demandé de l’aide pour sauver leurs populations en disparition. Harley estime que l’industrie de l’aquaculture en Colombie-Britannique pourrait s’effondrer dans les prochaines années si on ne trouve pas solution au problème. Mais quel est le problème?

La situation est complexe et les scientifiques ne savent pas combien de facteurs sont en jeu dans la mort des mollusques et des crustacés. Toutefois, Suttle dit qu’une chose est claire : l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère acidifie l’océan. L’acide dissout le carbonate de calcium qui compose la carapace des pétoncles, des huîtres et d’autres poissons dans le groupe des bivalves. En raison des niveaux d’acidité plus élevés dans l’océan, il est difficile pour les huîtres et les pétoncles de multiplication de produire une carapace dure, et nombre d’entre eux meurent avant de devenir des bébés. En outre, ils semblent avoir une plus grande sensibilité aux parasites et aux maladies.

« Il y a nombre de facteurs en jeu », dit Suttle. « L’acidité croissante affaiblit les mollusques et les crustacés et, conséquemment, il est plus difficile pour eux de produire une carapace dure. Leur système immunitaire est probablement compromis, car les bivalves ne croissent pas dans des conditions idéales et, en plus, il y a ce problème de sensibilité accrue aux pathogènes », ajoute Suttle.

Les scientifiques ne savent pas comment ces facteurs contribuent au problème et ils en savent très peu sur le sort des pétoncles et des huîtres sauvages. Ils ont l’intention d’étudier l’environnement et la génomique des mollusques et des crustacés pour trouver réponse à ces questions et ils essaieront de découvrir de nouveaux virus et autres pathogènes.

Suttle et Kristi Miller de Pêches et Océans Canada vont analyser des populations pour voir si de nouveaux pathogènes pourraient être en cause dans la mort de ces populations, comme il a été observé récemment chez les étoiles de mer. Selon Suttle, membre du programme Biodiversité microbienne intégrée, ce projet illustre bien le type de questions auxquelles s’attaquent les chercheurs de l’ICRA.

« Cette question intéresse l’ICRA, car pour tenter d’y répondre il faut avoir recours à des gens d’une myriade de domaines et d’expertise », dit-il.

L’équipe saura probablement en janvier si Génome Canada l’invite à soumettre une proposition complète en vue d’obtenir une subvention.

Mobilisation du savoir

  • Nouvelles
  • Biodiversité microbienne intégrée

Comment expliquer la mort partout sur la planète des pétoncles et des huîtres?

par CIFAR
déc. 8 / 14

Les pétoncles et huîtres d’élevage se meurent à un rythme dévastateur sur la planète entière et une équipe interdisciplinaire de scientifiques tente de comprendre pourquoi.

Advances-scallops_p1
De nombreux pétoncles n’atteindront même pas la taille adulte, car l’acidité plus élevée des océans et d’autres problèmes éventuels les tuent alors qu’ils sont encore tous petits. 
Photo: Ministère des Pêches et Océans, Québec


Curtis Suttle (Université de la Colombie-Britannique), Boursier principal de l’ICRA, est spécialiste des virus marins et l’un des biologistes au sein de l’équipe interdisciplinaire composée d’écologistes, de généticiens, d’épidémiologistes, de cultivateurs de mollusques et de crustacés, et d’autres experts. L’équipe a fait une demande de subvention auprès de Génome Canada pour étudier la mortalité massive des pétoncles et des huîtres d’élevage dans l’ouest du Canada, en Europe, en Chine et ailleurs.

« La situation est quasi catastrophique, du moins pour l’industrie des mollusques et des crustacés sur la côte Ouest », explique Suttle.

Chris Harley a demandé à Suttle de se joindre au projet après que des producteurs de mollusques et de crustacés eurent demandé de l’aide pour sauver leurs populations en disparition. Harley estime que l’industrie de l’aquaculture en Colombie-Britannique pourrait s’effondrer dans les prochaines années si on ne trouve pas solution au problème. Mais quel est le problème?

La situation est complexe et les scientifiques ne savent pas combien de facteurs sont en jeu dans la mort des mollusques et des crustacés. Toutefois, Suttle dit qu’une chose est claire : l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère acidifie l’océan. L’acide dissout le carbonate de calcium qui compose la carapace des pétoncles, des huîtres et d’autres poissons dans le groupe des bivalves. En raison des niveaux d’acidité plus élevés dans l’océan, il est difficile pour les huîtres et les pétoncles de multiplication de produire une carapace dure, et nombre d’entre eux meurent avant de devenir des bébés. En outre, ils semblent avoir une plus grande sensibilité aux parasites et aux maladies.

« Il y a nombre de facteurs en jeu », dit Suttle. « L’acidité croissante affaiblit les mollusques et les crustacés et, conséquemment, il est plus difficile pour eux de produire une carapace dure. Leur système immunitaire est probablement compromis, car les bivalves ne croissent pas dans des conditions idéales et, en plus, il y a ce problème de sensibilité accrue aux pathogènes », ajoute Suttle.

Les scientifiques ne savent pas comment ces facteurs contribuent au problème et ils en savent très peu sur le sort des pétoncles et des huîtres sauvages. Ils ont l’intention d’étudier l’environnement et la génomique des mollusques et des crustacés pour trouver réponse à ces questions et ils essaieront de découvrir de nouveaux virus et autres pathogènes.

Suttle et Kristi Miller de Pêches et Océans Canada vont analyser des populations pour voir si de nouveaux pathogènes pourraient être en cause dans la mort de ces populations, comme il a été observé récemment chez les étoiles de mer. Selon Suttle, membre du programme Biodiversité microbienne intégrée, ce projet illustre bien le type de questions auxquelles s’attaquent les chercheurs de l’ICRA.

« Cette question intéresse l’ICRA, car pour tenter d’y répondre il faut avoir recours à des gens d’une myriade de domaines et d’expertise », dit-il.

L’équipe saura probablement en janvier si Génome Canada l’invite à soumettre une proposition complète en vue d’obtenir une subvention.

Vidéo

  • Nouvelles
  • Biodiversité microbienne intégrée

Comment expliquer la mort partout sur la planète des pétoncles et des huîtres?

par CIFAR
déc. 8 / 14

Les pétoncles et huîtres d’élevage se meurent à un rythme dévastateur sur la planète entière et une équipe interdisciplinaire de scientifiques tente de comprendre pourquoi.

Advances-scallops_p1
De nombreux pétoncles n’atteindront même pas la taille adulte, car l’acidité plus élevée des océans et d’autres problèmes éventuels les tuent alors qu’ils sont encore tous petits. 
Photo: Ministère des Pêches et Océans, Québec


Curtis Suttle (Université de la Colombie-Britannique), Boursier principal de l’ICRA, est spécialiste des virus marins et l’un des biologistes au sein de l’équipe interdisciplinaire composée d’écologistes, de généticiens, d’épidémiologistes, de cultivateurs de mollusques et de crustacés, et d’autres experts. L’équipe a fait une demande de subvention auprès de Génome Canada pour étudier la mortalité massive des pétoncles et des huîtres d’élevage dans l’ouest du Canada, en Europe, en Chine et ailleurs.

« La situation est quasi catastrophique, du moins pour l’industrie des mollusques et des crustacés sur la côte Ouest », explique Suttle.

Chris Harley a demandé à Suttle de se joindre au projet après que des producteurs de mollusques et de crustacés eurent demandé de l’aide pour sauver leurs populations en disparition. Harley estime que l’industrie de l’aquaculture en Colombie-Britannique pourrait s’effondrer dans les prochaines années si on ne trouve pas solution au problème. Mais quel est le problème?

La situation est complexe et les scientifiques ne savent pas combien de facteurs sont en jeu dans la mort des mollusques et des crustacés. Toutefois, Suttle dit qu’une chose est claire : l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère acidifie l’océan. L’acide dissout le carbonate de calcium qui compose la carapace des pétoncles, des huîtres et d’autres poissons dans le groupe des bivalves. En raison des niveaux d’acidité plus élevés dans l’océan, il est difficile pour les huîtres et les pétoncles de multiplication de produire une carapace dure, et nombre d’entre eux meurent avant de devenir des bébés. En outre, ils semblent avoir une plus grande sensibilité aux parasites et aux maladies.

« Il y a nombre de facteurs en jeu », dit Suttle. « L’acidité croissante affaiblit les mollusques et les crustacés et, conséquemment, il est plus difficile pour eux de produire une carapace dure. Leur système immunitaire est probablement compromis, car les bivalves ne croissent pas dans des conditions idéales et, en plus, il y a ce problème de sensibilité accrue aux pathogènes », ajoute Suttle.

Les scientifiques ne savent pas comment ces facteurs contribuent au problème et ils en savent très peu sur le sort des pétoncles et des huîtres sauvages. Ils ont l’intention d’étudier l’environnement et la génomique des mollusques et des crustacés pour trouver réponse à ces questions et ils essaieront de découvrir de nouveaux virus et autres pathogènes.

Suttle et Kristi Miller de Pêches et Océans Canada vont analyser des populations pour voir si de nouveaux pathogènes pourraient être en cause dans la mort de ces populations, comme il a été observé récemment chez les étoiles de mer. Selon Suttle, membre du programme Biodiversité microbienne intégrée, ce projet illustre bien le type de questions auxquelles s’attaquent les chercheurs de l’ICRA.

« Cette question intéresse l’ICRA, car pour tenter d’y répondre il faut avoir recours à des gens d’une myriade de domaines et d’expertise », dit-il.

L’équipe saura probablement en janvier si Génome Canada l’invite à soumettre une proposition complète en vue d’obtenir une subvention.