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Premier appel de propositions d’ateliers de recherche Intelligence artificielle et société

AI & Society

Survol

Les méthodes et techniques d’intelligence artificielle (IA), auxquelles s’intègrent des techniques de calcul et des systèmes cyberphysiques, réalisent de plus en plus d’activités cognitives avec la même compétence que les êtres humains, qu’il s’agisse de perception, de reconnaissance, de prise de décision et d’inférence. Ces technologies jouent déjà un rôle important dans l’amélioration de la qualité de vie des gens dans des domaines aussi essentiels que les soins de santé, les transports, les communications et les conditions de travail. Il est difficile d’imaginer un secteur de la société qui ne sera pas touché par l’IA.

Bien que l’IA soit très prometteuse, elle soulève aussi de nombreuses inquiétudes sur le plan éthique et risque de causer de graves perturbations sociales. Il est donc essentiel que les implications éthiques, culturelles, réglementaires et économiques potentielles fassent l’objet de recherches approfondies et que les décideurs, les scientifiques, les entreprises et la société civile en comprennent bien les tenants et aboutissants.

Le premier appel de propositions international est terminé et les résultats ont été annoncés en octobre 2018. Administrés par le CIFAR, les ateliers conjoints fourniront le financement et le soutien nécessaires pour réunir de nouvelles équipes qui se proposent d’explorer les impacts éthiques, sociaux, juridiques et économiques potentiels des développements de l’IA et de mettre en œuvre un programme de recherche connexe.

Thèmes de l’appel

Considérations de politique générale : Alors que les technologies d’IA continuent de se développer à un rythme accéléré, un important débat porte sur leurs effets et les réactions potentielles dans les différents secteurs et domaines touchés par la politique. Le CIFAR sollicite des propositions d’ateliers qui examinent une variété de considérations de politique liées aux systèmes d’IA, notamment en matière d’urbanisme, de transport, d’éducation, de travail et de droit.

Dynamique mondiale de l’IA : De plus en plus, les technologies d’IA sont conçues et déployées par delà les frontières et les compétences territoriales, malgré d’importantes différences régionales. Le CIFAR sollicite des propositions d’ateliers qui exploreront les enjeux mondiaux de l’IA, notamment les questions relatives à la mondialisation, au commerce, au développement, aux relations internationales, à la culture, à la concurrence, aux inégalités et à la gouvernance.

Découverte et création : Bien que la prédiction et l’analyse soient les principales fonctions de la plupart des systèmes d’IA, certaines technologies d’IA réussissent à créer de nouvelles œuvres artistiques, musicales, scientifiques ou journalistiques. Le CIFAR sollicite des propositions d’ateliers qui examineront des questions liées à la nature de l'intelligence, à la créativité, à la paternité d’une œuvre, à l’art, aux préjugés, à la responsabilité, à la transparence et aux activités savantes.

Résumé des propositions approuvées

Protocole autochtone et IA Deux ateliers en mars et mai 2019
Comment élargir les discussions sur le rôle de la technologie dans la société et comment ces conversations peuvent-elles s'appuyer sur le savoir et la culture autochtones ? Ces ateliers s’appuieront sur les façons autochtones d’établir et de maintenir des relations avec la famille humaine et non humaine pour tenter de déterminer la façon d’établir des relations éthiques avec l’IA. Les participants seront issus de diverses disciplines, dont l’apprentissage automatique, la conception, les systèmes symboliques, la cognition et le calcul, les arts visuels et de la scène, la philosophie, la linguistique, l’anthropologie et la sociologie.

Équipe : Jason Edward Lewis, Université Concordia, Canada ; Angie Abdilla, Old Ways, New (firme-conseil en savoir autochtone), Australie ; Ōiwi Parker Jones, Université d’Oxford, Royaume-Uni ; Fox Harrell, MIT, États-Unis

Génération AI : Réduire les inégalités et favoriser l’inclusion numérique par la conception intelligente et les sciences du développementDeux ateliers à compter de mai 2019

Bien que les enfants représentent un tiers des internautes du monde, les algorithmes en ligne n'ont pas été conçus pour tenir compte de cette population particulièrement vulnérable, en particulier ceux qui vivent des situations de grande pauvreté et d’inégalité. Ces ateliers réuniront une équipe interdisciplinaire provenant des domaines de l’apprentissage automatique, de la pédiatrie, de la psychologie et de l’anthropologie culturelle, ainsi que des collaborateurs en technologie de l’éducation, en sciences de la communication et en bio-informatique. Ils se concentreront sur l’IA en tant qu’amplificateur potentiel des inégalités et contribueront à un programme de recherche, d’orientation de politiques et de communication qui portera ces questions à l’avant-plan des discussions scientifiques, politiques, juridiques et publiques.

Équipe : Candice Odgers, Université de Californie à Irvine, États-Unis ; Anna Goldenberg, Université de Toronto, Canada ; Ronald Dahl, Université de Californie à Berkeley, États-Unis ; Mizuko Ito, Université de Californie à Irvine, États-Unis

Les écosystèmes d’information alimentés par l’IA et la démocratieUn atelier en juin 2019
Les risques potentiels de l’IA pour les institutions démocratiques sont mal compris, en partie en raison de la tension qui existe entre les avantages et les inconvénients potentiels pour la société. Cet atelier réunira divers groupes de chercheurs du milieu universitaire et de l’industrie avec des praticiens et des représentants de la société civile afin de favoriser la collaboration entre les personnes qui élaborent des outils et celles qui s’intéressent aux politiques, aux droits de la personne et aux valeurs démocratiques.

Équipe : Derek A. S. Ruths, Université McGill, Canada ; Seda Guerses, Université de Louvain, Belgique ; Alexandra Olteanu, Microsoft Research, États-Unis ; Joris Hoboken, Université libre de Bruxelles et Université d’Amsterdam, Pays-Bas

Réglementation des technologies de défense et de sécurité basées sur l’IA : au-delà du contrôle des armes traditionnellesDeux ateliers à compter de juillet 2019
Les débats sur le contrôle des armes basées sur l’IA ont porté principalement sur les systèmes d’armes autonomes et visaient à déterminer si une interdiction totale était appropriée. Ces débats se sont inspirés de la Convention des Nations unies sur certaines armes classiques, un cadre de contrôle des armements traditionnels. Les ateliers réuniront des technologues en IA, des praticiens et des chercheurs dans le domaine du contrôle des armes ainsi que d’autres experts de la réglementation et des programmes de contrôle afin de mieux comprendre ce qu’implique le contrôle des armes à l’ère de l’IA.

Équipe : Kerstin Vignard, Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR), Suisse ; David Danks, Université Carnegie Mellon, États-Unis ; Paul Meyer (ex-ambassadeur), Université Simon Fraser, Canada