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Un nouveau partenariat vise à améliorer les conditions de vie des enfants au Pakistan

by Veronika Bryskiewicz mai 2 / 13

Jusqu’à 200 millions d’enfants dans les pays en développement ne réalisent peut-être pas leur plein potentiel.* Selon des recherches menées au sein du programmeDéveloppement du cerveau et de l’enfant, sans une bonne nutrition et un accès aux soins de santé et à l’éducation, ainsi qu’un environnement généralement stimulant, le développement d’un enfant et sa trajectoire de vie future peuvent être gravement entravés.

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Des enfants à Karachi. Image : Ziba Vaghari.

Ce message se trouve au cœur d’un nouveau partenariat qui vise à mettre à profit la recherche sur le développement de l’enfant pour améliorer les conditions des enfants pendant les premières années de la vie à Karachi au Pakistan. Avec l’aide d’un financement de démarrage de l’ICRA pour lancer les discussions initiales, un nouveau partenariat a été tissé entre le Human Early Learning Partnership (HELP) à l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université Aga Khan du Pakistan.

Le partenariat permettra de bâtir l’expertise nécessaire à l’Université Aga Khan quant à l’utilisation de l’Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE) — un outil de sondage piloté par le regretté Boursier principal de l’ICRA Clyde Hertzman destiné à repérer les vulnérabilités des enfants tôt dans la vie. Cet outil — qui s’adresse actuellement à 80 pour cent des enfants au Canada — sera utilisé dans 560 écoles à Karachi (Pakistan). Le partenariat recueillera des données sur les conditions du développement pendant la petite enfance à Karachi pour soutenir l’élaboration de politiques et de programmes.

Cette initiative constitue l’une des grandes réalisations de Clyde Hertzman. Ces dernières années, sous sa gouverne, le réseau HELP s’était fixé pour objectif de mieux faire connaître le développement pendant la petite enfance au plan mondial. Pour contribuer à intégrer le développement pendant la petite enfance à l’ordre du jour international, Hertzman avait réussi à l’associer à d’autres efforts internationaux visant à améliorer le bien-être de l’enfant, comme la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

« Avant ce nouveau projet, le programme Human Early Learning Partnership et la Fondation Aga Khan avaient entretenu une collaboration de longue date visant à améliorer les droits de l’enfant. L’idée d’associer le développement de l’enfant aux droits de l’enfant a vu le jour après que Clyde et quelques collègues eurent rédigé un rapport pour l’Organisation mondiale de la santé », a dit Ziba Vaghri, directrice de la recherche et des initiatives internationales au sein du réseau HELP. « Le rapport a formulé une série de recommandations sur la façon d’améliorer la petite enfance dans le monde entier. L’une des recommandations était d’incorporer ce principe à des traités internationaux existants, comme la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, car elle jouit d’un très fort soutien politique. »

Dans la foulée du succès du rapport, le réseau HELP a travaillé avec l’OMS et d’autres groupes internationaux pour créer un cadre d’indicateurs que les pays utilisent maintenant pour évaluer la conformité avec la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. C’est par l’entremise de ce travail que la collaboration avec la Fondation Aga Khan a pris forme.

« Ce nouveau partenariat avec l’Université Aga Khan permet la concrétisation stimulante d’une initiative du programme Développement du cerveau et de l’enfant de l’ICRA et du réseau Human Early Learning Partnership de la Colombie-Britannique », dit Tom Boyce, codirecteur du programme et directeur intérimaire du réseau HELP. « Clyde Hertzman aurait été très fier de ce partenariat. »

* Tiré d’un rapport de l’OMS intitulé « Le développement de la petite enfance : un puissant égalisateur »