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Créer un monde où tous les enfants peuvent s’épanouir

by Lindsay Jolivet avr. 2 / 14
Le 6 février dernier, l’auditorium du MaRS Discovery District était rempli de dirigeants communautaires, de pédiatres, de chercheurs et de citoyens engagés, venus pour écouter certains des plus grands experts du monde parler de l’intériorisation des expériences de la petite enfance.

De la cellule à la société : Créer un monde où tous les enfants peuvent s’épanouir a réuni de grands penseurs à l’occasion d’un symposium dédié au regretté Clyde Hertzman, chercheur de l’ICRA de longue date qui a fait des contributions majeures à l’étude du développement pendant la petite enfance.

Alan Bernstein, président de l’ICRA et boursier de la Fondation Lawson, a prononcé l’allocution d’ouverture où il a dit que notre compréhension de la petite enfance s’était beaucoup améliorée au fil de nombreuses années, grâce aux efforts de chercheurs participant aux programmes de l’ICRA, y compris Clyde Hertzman et Fraser Mustard, président fondateur de l’ICRA.

« Des politiques comme la maternelle à plein temps tirent leur origine dans les campagnes de Fraser et les recherches de Clyde », a-t-il dit.

Au fil de la journée, des spécialistes du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni ont participé à des groupes d’experts explorant trois niveaux d’enjeux relativement au développement pendant la petite enfance : la cellule, l’expérience et la société. Marla Sokolowski (Université de Toronto), codirectrice d’un programme de l’ICRA et boursière Weston, a commencé la journée par un survol des défis les plus pressants à relever par la recherche en épigénétique, en tirant des exemples des travaux actuels réalisés au sein du programme Développement du cerveau et de l’enfant de l’ICRA. Le programme a pour visée de comprendre les périodes critiques du développement cérébral, des fenêtres pendant lesquelles les gènes sont le plus à l’écoute de l’expérience. Selon Sokolowski, en comprenant mieux la plasticité cérébrale, les chercheurs seront mieux à même de répondre à une autre question pertinente : Que pouvons-nous faire pour que tous les enfants atteignent leur plein potentiel?

Sir Michael Marmot (University College of London) a dit à l’auditoire que même si les statistiques sur la morbidité et la pauvreté infantiles sont parfois peu réjouissantes, des communautés de par le monde tiennent compte des résultats probants. Conséquemment, il est possible de changer les choses. En se basant sur son rapport mandaté par l’Organisation des Nations Unies sur les déterminants sociaux de la santé, Combler le fossé en une génération, Sir Marmot a dit que les villes et les nations doivent commencer à mettre en œuvre des stratégies éprouvées.

« Nous avons les connaissances nécessaires pour combler le fossé en une génération. Nous avons les moyens de combler le fossé en une génération. Nous avons maintenant besoin de la volonté de combler le fossé en une génération », explique Marmot.

Le discours principal, prononcé par Tom Boyce (Université de la Californie à San Francisco), codirecteur du programme Développement du cerveau et de l’enfant, a rendu un hommage vibrant à Clyde Hertzman et a galvanisé la foule relativement à l’un des messages clés de Clyde : « Il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. »

« Il aurait dit qu’il n’est pas nécessaire que les enfants de communautés défavorisées subissent des niveaux de stress toxique plus élevés et soient touchés par pratiquement toutes les formes de maladies humaines et de mortalité prématurée », dit Boyce.

Boyce a expliqué qu’il est possible de prévenir le décès par maladie de millions d’enfants chaque année et de réduire les effets négatifs de la pauvreté en offrant, par exemple, une meilleure rémunération à ceux qui prennent soin des jeunes enfants et de meilleurs mécanismes de soutien aux parents.

Boyce dit qu’en réunissant les dirigeants, les scientifiques et les décideurs autour de la vision profonde de Clyde, nous pourrons perpétuer sa vision et créer un monde meilleur et plus sain pour tous les enfants du monde.