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Ateliers de recherche du CIFAR retenus

by CIFAR juin 10 / 17
Awarded Workshops

Le programme des Ateliers de recherche du CIFAR offre l’occasion aux chercheurs d’explorer des questions clés d’importance mondiale où la collaboration entre des équipes interdisciplinaires et internationales s’impose.

Nous sommes ravis de faire l’annonce des ateliers financés retenus qui s’articulent autour d’une question de recherche dotée des attributs suivants : question d’actualité dans le contexte des événements mondiaux; question à risque élevé; et question où une approche collaborative et interdisciplinaire a un fort potentiel de mener à des percées ou à des améliorations.

Ateliers dans le cadre de l'appeal ouvert

La Terre en 3D – Science et exploration de la subsurface

Organisateurs principaux :
Barbara Sherwood Lollar; professeure distinguée, département des sciences de la Terre, Université de Toronto
Christopher Ballentine; professeur et directeur de géochimie, Université d’Oxford
Nigel Smith; directeur, Installation de recherche souterraine de grande profondeur du SNOLAB
Victoria Orphan; professeure de géobiologie, California Institute of Technology, Pasadena

Notre compréhension de la Terre, sur les plans de la science et du génie, des politiques et de la sensibilisation du public est entravée par les limites que nous impose le fait de vivre à la mince surface de la planète bleue. Il demeure des questions fondamentales d’importance mondiale relativement à la complexité des interactions chimiques, physiques et biologiques dans la subsurface terrestre. Les frontières de la recherche à explorer dans cet atelier mettent l’accent sur trois thèmes (EAU; VIE; ESPACE ET TEMPS) qui pourraient chacun mener à des découvertes scientifiques permettant l’avancement des connaissances scientifiques, la formulation de politiques et l’amélioration de la compréhension qu’a le public de la Terre et du système solaire. Les collaborateurs réunis dans cet atelier sont issus de divers domaines, comme la géochimie, la biologie, l’hydrogéologie, la physique et les sciences planétaires. Pour élucider ces questions, les chercheurs présenteront des points de vue novateurs et exploiteront des méthodes interdisciplinaires, et l’atelier créera des liens créatifs entre les trois thèmes d’une façon singulière et intégrée.

Gouvernance, crise et trouble dans les métropoles

Organisateurs principaux :
Patrick Le Galès; professeur CNRS de sociologie et politique, Sciences Po
Michael Stroper; professeur distingué de développement régional et international, Université de la Californie à Los Angeles
Julie-Ann Boudreau; professeure, Institut national de la recherche scientifique — Centre Urbanisation Culture Société

Les villes et les métropoles sont des entités fondamentalement politiques au sein d’états, contre les états, comme alternative aux états. Une vision classique en études urbaines avance que les grandes régions métropolitaines sont d’une manière ou d’une autre ingouvernables, chaotiques et violentes, et des lieux où règnent des maux, comme la corruption, le désordre, l’inégalité, la ségrégation, les échecs urbanistiques, les catastrophes environnementales et les élites prédatrices. Mais d’autres voient les villes et les régions métropolitaines comme des centres d’innovation économique et sociale, et des moteurs essentiels de la croissance économique, de la prospérité et de la mobilité sociale qui composent avec le risque et le développement durable. Nous nous proposons de nous pencher sur l’émergence de différentes formes de gouvernance dans la métropole et ainsi de reconsidérer la question classique à savoir ce qui est gouverné et ce qui ne l’est pas ou, plus exactement, ce qui est gouverné autrement dans la métropole. Au cœur de nos réflexions, nous chercherons à mettre sur pied de nouvelles formes d’action collective et de politique publique pour relever de grandes questions, comme : police, logement, accès à l’eau et à l’énergie, éducation, développement économique et divers types de risque.

Résilience multisystémique

Organisateurs principaux :
Michael Ungar; directeur, Centre de recherche sur la résilience, Université Dalhousie
Katrina Brown; professeure de sciences sociales, Université d’Exeter
Susan Cutter; professeure distinguée Carolina, Université de la Caroline du Sud
Michael Pluess; professeur agrégé de psychologie du développement, Queen Mary University of London

Une réflexion sur la résilience multisystémique pourrait résoudre de nombreux problèmes qu’ont abordé bien des domaines, comme la neurobiologie, la psychologie, la gestion des catastrophes, la science de l’environnement, les affaires, le développement international, les soins de santé et l’économie. Les scientifiques dans ces domaines et dans bien d’autres, plutôt que de continuer à se pencher sur des facteurs qui expliquent des problèmes difficiles, vont examiner des interactions de tous les jours qui peuvent résoudre le casse-tête de la résilience. Toutefois, jusqu’à présent, bien peu d’initiatives ont favorisé la mise en lien de spécialistes de la résilience pour partager la recherche sur la résilience entre les silos disciplinaires. Pour pallier cette pauvreté de connaissances sur la résilience, nous proposons un atelier pour examiner deux grandes questions de recherche : (1) Est-ce que la résilience d’un système à une échelle donnée influence la résilience de systèmes concomitants, subordonnés et superordonnés avec lesquels il a des relations réciproques? (2) Est-ce que les processus, les mécanismes et les motifs du rétablissement, de l’adaptation et de la transformation associés à la résilience d’un système à toute échelle ont des points communs avec les processus, les mécanismes et les motifs associés à la résilience dans d’autres systèmes?

Qu’est-ce qui est en jeu dans la Quatrième révolution industrielle?

Organisateurs principaux :
W. Patrick McCray; professeur, département d’histoire, Université de la Californie à Santa Barbara
David C. Brock; Director, Centre de l’histoire des logiciels, Musée de l’histoire de l’ordinateur
Lee Jared Vinsel; professeur adjoint, études scientifiques et technologiques, Virginia Tech
Margaret Graham; professeure agrégée de gestion, Université McGill

De nombreux économistes et dirigeants de l’industrie avancent que la société industrielle mondiale entre dans une période de profond changement technologique et plusieurs prétendent que cette période constitue une quatrième révolution industrielle. Qui plus est, certains écrivains et autres commentateurs ont fait des prédictions troublantes voulant que ces technologies mènent à un chômage massif, à la croissance des inégalités économiques et à des conflits sociaux. L’expression « Quatrième révolution industrielle » sous-entend des révolutions précédentes et, en effet, la tradition de nommer et de numéroter les révolutions industrielles remonte à longtemps. Le terme « Deuxième révolution industrielle », par exemple, remonte au moins aux années 1920. Bien que ces traditions de nommer les révolutions sont des tentatives, à la fois, d’interpréter le passé, de maîtriser le présent et de définir l’avenir, les chercheurs ont accordé peu d’attention à la Quatrième révolution industrielle et à ce phénomène de façon plus générale. L’objectif de cet atelier de deux jours est de réunir des chercheurs qui étudient les dimensions sociales de la technologie – anthropologues, historiens, sociologues et experts en études de gestion – pour présenter la Quatrième révolution industrielle dans un contexte socioculturel et historique plus large.

Ateliers sur le bien-être de l'enfant

Famines et vulnérabilités chez les adolescents

Organisateurs principaux :
Jose Cuesta; chef de la politique sociale et de l’analyse économique, bureau de la recherche UNICEF
Sue Horton; présidente CIGI en économie de la santé mondiale, Université de Waterloo
Richard Akresh; professeur agrégé, département d’économie, Université de l’Illinois à Urbana-Champaign
Annamaria Milazzo; consultante, Banque mondiale, Université de Bocconi

Sécheresses, inondations, ouragans et autres phénomènes météorologiques extrêmes à grande échelle se produisent chaque année partout sur la planète avec une fréquence et une virulence croissantes. Cette proposition est à la fois opportune – comme nous observons le dénouement d’une famine – et intemporelle —, car les urgences catastrophiques continueront à se produire. De plus, comme les conflits et les catastrophes naturelles se produisent dans le monde entier, de meilleures données sur le sujet constituent un bien public mondial. De meilleurs résultats auront d’importantes répercussions sur la conception de politiques efficaces en cas d’interventions d’urgence et de développement. Les résultats dans ce domaine pourraient aussi nuancer notre compréhension de la vulnérabilité des enfants en fonction de l’âge, domaine où la plupart des études portent actuellement sur les répercussions des politiques relatives aux nourrissons. Pour ce faire, il est essentiel de partager connaissances, résultats et idées avec les économistes, les nutritionnistes, les psychologues, les urgentologues et les spécialistes des conflits. En outre, il faut réunir des réseaux existants qui se penchent sur les conflits, les urgences, l’insécurité alimentaire et la nutrition relativement au bien-être des adolescents.

Nouvelles mesures dans le développement des adolescents

Organisateurs principaux :
Jo Boyden; professeure de développement international, Université d’Oxford
Kate Tilleczek; professeure, faculté d’éducation et des arts, Université de l’Île du Prince-Édouard
Robert Blum; Professeur William H. Gates Sr, Université Johns Hopkins
Marc Bornstein; directeur de la recherche sur l’enfance et la famille, Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development

L’adolescence – la période entre l’âge de 10 et 19 ans – est de plus en plus reconnue comme une période sensible du développement humain. Néanmoins, l’adolescence demeure un stade de vie que nous comprenons mal. Près de 9 adolescents sur 10 parmi les 1,2 milliard d’adolescents du monde entier vivent dans des pays à revenu faible à moyen où de nombreuses menaces pèsent sur leur bien-être et leur développement. Mais presque tout ce que nous savons sur cette phase de la vie, y compris les moyens les plus efficaces de soutenir le développement et le bien-être des adolescents, provient de recherches et d’évaluations menées dans des pays à revenu élevé. Cet atelier tirera profit de résultats de recherche de pointe pour contribuer à l’élaboration d’un ensemble de mesures qui s’appliqueront à des adolescents qui vivent dans un cadre socioéconomique difficile, ainsi qu’à une gamme de contextes culturels. D’éminents économistes, anthropologues, scientifiques médicaux et spécialistes du comportement partageront des connaissances et des outils pour cerner les meilleures méthodes pour suivre le développement des adolescents lors du passage à l’adolescence et pendant l’adolescence; comprendre l’impact de facteurs biologiques, environnementaux et psychologiques relativement aux contextes sociaux et économiques; et évaluer l’impact des politiques et des interventions.

Soutenir le dialogue international sur le travail des enfants

Organisateurs principaux :
Tara Collins; professeure agrégée, École des soins à l’enfance et à la jeunesse, Université Ryerson
Jo Boyden; professeure de développement international, Université d’Oxford
Michael Bourdillon; professeur émérite d’anthropologie sociale, Université du Zimbabwe
Neil Howard; stagiaire postdoctoral, Université d’Anvers

L’atelier sera structuré en adéquation avec la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant qui englobe des droits de protection et de participation, ainsi que des droits visant à combler les besoins au motif que la réalisation des droits des enfants est la façon la plus efficace d’assurer leur bien-être. L’atelier se penchera sur les meilleures recherches interdisciplinaires à l’échelle mondiale portant sur la relation entre le travail des enfants, leur bien-être et les droits de la personne. La réunion des joueurs clés prenant part aux débats sur le travail des enfants constitue une occasion importante et unique d’explorer les différents points de vue et les données sur le travail des enfants. Notons entre autres la participation d’organismes onusiens et affiliés, ainsi que de chercheurs et de professionnels. En réunissant cette combinaison de parties prenantes, nous pourrons faciliter le partage de connaissances, cerner les lacunes dans les connaissances, et garantir que les politiques et les programmes relativement au travail des enfants peuvent efficacement promouvoir le bien-être des enfants.