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Une année marquante pour le CIFAR

by Alan Bernstein déc. 18 / 17

Comme la saison des fêtes et la fin de l’année arrivent à grands pas, il est tout naturel de contempler nos réalisations de la dernière année.

Il est aussi tout naturel de tourner notre regard vers l’avenir, et de planifier et d’entrevoir ce que la nouvelle année nous apportera.

Pour commencer, je dirais que 2017 fut une année marquante pour l’ICRA et qu’il sera difficile de l’égaler! Le conseil d’administration a approuvé le nouveau plan stratégique quinquennal (2017-2022) de l’ICRA, intitulé « Accroître notre impact ». Notre nouveau plan stratégique présente clairement les valeurs, les objectifs et les plans spécifiques de l’ICRA pour les cinq prochaines années. Je crois que le plan est à la fois ambitieux et réaliste. Et j’aimerais remercier les nombreuses personnes dont les précieux commentaires et conseils ont guidé sa création, notamment le conseil d’administration, le personnel de l’ICRA, des donateurs et des partenaires, des boursiers et des directeurs des programmes de l’ICRA.

En mars 2017, nous avons quitté nos bureaux situés au 180, rue Dundas à Toronto, adresse qui fut notre port d’attache pendant 15 ans, pour le Centre d’innovation MaRS. De dire que nos nouveaux bureaux sont complètement différents des anciens tiendrait de l’euphémisme. Quand nous avons planifié ce déménagement, nous nous sommes vite rendu compte que nous n’étions pas simplement en quête d’espace, mais plutôt d’un espace bien précis qui représenterait comment nous nous percevons et comment nous souhaitons que le monde nous perçoive. Je crois que nos nouveaux bureaux reflètent un ICRA renouvelé et dynamique – tourné vers l’extérieur, exempt de murs aux plans littéral et métaphorique, stimulant, rempli de lumière, qui reflète notre rôle dans le monde et qui est entouré de pépinières scientifiques et d’innovation.

Peu après notre déménagement, le gouvernement fédéral a annoncé dans son budget de 2017, en mars, qu’il octroyait à l’ICRA 125 millions de dollars sur cinq ans pour créer et mettre en œuvre une stratégie pancanadienne en matière d’intelligence artificielle. L’ICRA a été choisi pour livrer cette pièce maîtresse du programme de recherche et d’innovation du gouvernement pour plusieurs raisons : notre association avec l’intelligence artificielle (IA) remonte à notre tout premier programme fondé en 1982; l’apprentissage profond, la forme la plus puissante de l’IA, est le fruit des travaux de Geoff Hinton, maintenant Membre distingué de l’ICRA et anciennement directeur du programme Calcul neuronal et perception adaptative de l’ICRA (maintenant appelé Apprentissage automatique, apprentissage biologique); et parce que, selon moi, le gouvernement fédéral a confiance que l’ICRA réunira les personnes et les institutions nécessaires pour garantir la réussite du programme. La stratégie a quatre grands objectifs : 1) attirer, former et maintenir en poste au Canada des chercheurs exceptionnels en IA; 2) mettre au point un programme national en IA; 3) financer trois instituts d’IA situés à Montréal, à Toronto et à Edmonton, affiliés avec l’Université McGill, l’Université de Montréal, l’Université de Toronto et l’Université de l’Alberta; et 4) créer un programme qui se penche sur les vastes répercussions de cette nouvelle technologie puissante et polyvalente sur la société (« IA et société »).

Nous avançons rapidement pour mettre en œuvre ce nouveau programme important et emballant, en étroite collaboration avec les trois instituts, ainsi qu’avec des organisations et des universités au Canada et à l’étranger. De plus, nous avons embauché une directrice générale, Dre Elissa Strome, qui se joindra à nous au début de la nouvelle année pour superviser tous les aspects du programme.

Dans les six derniers mois, ce nouveau programme a suscité énormément d’attention médiatique (y compris des articles dans le New York Times et The Economist), ainsi qu’une invitation à comparaître devant le sénat canadien et la chambre des lords au Royaume-Uni.

Comme l’IA est une plateforme extrêmement puissante pour analyser des données de façons tout à fait nouvelles, ses applications toucheront pratiquement tous les aspects de notre vie et pratiquement tous les domaines de recherche. Pour cette raison, nous avons tenu une série d’ateliers combinant l’IA et de nouvelles façons de porter un diagnostic médical, de découvrir de nouveaux matériaux pour l’exploitation et le stockage de l’énergie, et de prédire l’émergence de nouveaux virus et de les surveiller, comme les virus Zika et Ebola.

Le mois dernier, nous avons lancé notre deuxième Appel à idées mondial. Les lecteurs réguliers se souviendront qu’il y a environ trois ans nous avons créé une nouvelle approche pour créer et évaluer de nouvelles idées de nouveaux programmes de l’ICRA par l’entremise d’une sollicitation mondiale d’idées qui aborderaient des « questions d’importance pour le monde ». Ce premier Appel à idées mondial fut une grande réussite, le processus a fonctionné (nous avons obtenu des tonnes d’idées géniales), nous avons pris contact avec des scientifiques avec qui nous n’avions jamais communiqué auparavant et quatre nouveaux programmes dynamiques et emballants ont vu le jour. Conséquemment, nous avons décidé de lancer notre deuxième Appel à idées mondial. Nous anticipons avec plaisir de découvrir les idées et les personnes exceptionnelles qui émaneront cette fois-ci de ce processus. Comme nous l’avons fait l’année dernière, nous demanderons à des chercheurs distingués de tous les domaines de nous aider à filtrer les propositions pour arriver à un nombre gérable de postulants à qui nous demanderons de présenter une proposition complète. En plus de mener au lancement de nouveaux programmes exceptionnels, le processus lui-même est fascinant et révèle le dynamisme de la communauté mondiale de la recherche, ainsi que les questions et les défis scientifiques incroyables auxquels il faut trouver réponse.

Cette année, trois programmes existants ont fait l’objet d’un renouvellement – Réseaux génétiques, Bien-être collectif, et Extrême univers et gravité. De plus, nous avons lancé un nouveau programme d’ateliers pour explorer des questions d’importance mondiale. Ces ateliers ne requièrent pas nécessairement toutes les ressources d’un programme de l’ICRA, mais tirent tout de même profit de notre expérience en tant que rassembleur des plus éminents chercheurs, peu importe le pays ou le domaine.

Plus important encore, les boursiers de l’ICRA continuent à réaliser d’importantes percées et à recevoir des prix et hommages pour leurs recherches. Si je devais choisir un exemple, je soulignerais la détection en octobre d’ondes gravitationnelles émanant de la collision de deux étoiles à neutrons. Cinq de nos boursiers ont participé à ces recherches. Cette découverte révolutionnaire fournit encore d’autres résultats expérimentaux à l’appui de la théorie de la relativité générale d’Einstein et rehausse notre compréhension de l’origine de l’Univers. Il s’agissait aussi d’un magnifique tour de force où des scientifiques du monde entier ont œuvré en collaboration pour réaliser cette découverte.

Cette année marque aussi la première année complète du programme des Chercheurs mondiaux ICRA-Azrieli. La réunion annuelle du programme s’est tenue à Banff où nous avons réuni tous les membres de cette première cohorte du programme composée de 18 jeunes chercheurs exceptionnels. Ils ont appris des uns et des autres, ils ont appris d’experts en leadership et aussi de l’Honorable Elizabeth Dowdeswell, lieutenante-gouverneure de l’Ontario, qui a prononcé une allocution exceptionnelle sur l’importance de la science dans la société et sur les rôles différents, mais complémentaires des communautés scientifiques et politiques. Ces jeunes chercheurs, dont les intérêts sont aussi variés que l’IA, les bandes tribales de la République démocratique du Congo et la physique quantique, constituent tout simplement le groupe de jeunes scientifiques les plus brillants et les plus éloquents que j’ai rencontrés de toute ma carrière. J’ai hâte de voir à l’œuvre le nouveau groupe de Chercheurs mondiaux ICRA-Azrieli dans cette nouvelle année.

Pour conclure, je tiens à remercier tous les membres de la communauté de l’ICRA qui ont contribué au succès incroyable que nous avons connu cette année. J’aimerais remercier tout particulièrement trois groupes – notre personnel dévoué et passionné, nos donateurs et nos partenaires, sans qui nous ne pourrions exister, et, surtout, nos près de 400 boursiers et conseillers de l’ICRA qui constituent l’essence même de l’ICRA, ainsi que notre raison d’être. Je vous souhaite de très joyeuses fêtes, ainsi que la santé et le bonheur pour la nouvelle année.