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  • Message du président

Nouveau portefeuille, nouvelles possibilités

by Alan Bernstein avr. 8 / 19

En 2017, le CIFAR a lancé son deuxième Appel à idées mondial. Nous avons invité la communauté mondiale de la recherche à proposer de nouveaux programmes qui abordent des questions complexes et fondamentales d’importance mondiale. Les programmes proposés devaient être novateurs et audacieux et se composer de dirigeants et de membres exceptionnels.

Pour décider des propositions à appuyer, nous avons grandement bénéficié de l’aide d’un groupe remarquable de chercheurs d’avant-garde du monde entier. Nous leur sommes très reconnaissants de nous avoir fait profiter de leurs connaissances et de leur sagesse dans notre prise de décisions.

Comme vous pouvez le lire en détail dans le présent bulletin, le deuxième Appel à idées mondial a mené à l’établissement d’un nouveau portefeuille de programmes fascinants qui arrivent à point nommé – le résultat d’une refonte majeure et d’une mise à jour de notre portefeuille précédent — qui guidera les orientations de recherche principales du CIFAR au cours des cinq prochaines années et au-delà. Le nouveau portefeuille de 13 programmes du CIFAR comprend quatre nouveaux programmes issus de l’Appel à idées mondial.

Comme toujours, notre nouveau portefeuille est axé sur les problèmes et transcende tous les domaines, y compris les sciences biomédicales, physiques et sociales. De plus, les programmes s’inscrivent dans quatre grands domaines thématiques :

Vie et santé, Individus et société, Information et matière, et Terre et espace. J’espère que vous prendrez le temps de découvrir les nouveaux programmes et que vous conviendrez avec moi qu’ils constituent, de concert avec les programmes en cours, un portefeuille fascinant, pertinent et important, axé sur certaines des questions les plus importantes auxquelles la science et l’humanité sont confrontées. Comme toujours, nous accueillons vos commentaires!

Lors de la mise sur pied de l’Appel à idées mondial et du processus de sélection finale, nous avons adopté un modèle de codirection en vertu duquel tous les nouveaux programmes et un nombre croissant de nos programmes existants sont maintenant codirigés par un Boursier et une Boursière. Cette évolution de notre modèle de direction reflète l’importance que nous avons toujours accordée à la diversité et à l’équité, des valeurs que nous avons clairement énoncées dans notre plan stratégique quinquennal.

On me demande souvent de fournir des preuves de l’efficacité du CIFAR. Plus précisément, on me demande si j’ai des exemples de situations où la mise en lien de scientifiques et de chercheurs exceptionnels au sein d’un programme du CIFAR a véritablement entraîné synergie et progrès transformateurs en matière de connaissances qui auraient été impossibles autrement. Évidemment, j’ai toujours répondu à cette question par l’affirmative et j’ai beaucoup d’exemples à offrir. Le dernier en date est l’attribution du très prestigieux prix Turing de 1 million de dollars US, qualifié de « prix Nobel d’informatique », à trois Boursiers du CIFAR : Yoshua Bengio (Université de Montréal, Mila), Geoffrey Hinton (Université de Toronto, Google, Institut Vecteur) et Yann LeCun (Université de New York, Facebook) pour leur développement de l’« apprentissage profond ».

La collaboration entre Bengio, Hinton et LeCun a commencé en 2004 au sein d’un nouveau programme du CIFAR fondé par Hinton, aujourd’hui appelé le programme Apprentissage automatique, apprentissage biologique. L’objectif de ce programme, créé pendant l’« hiver de l’IA » — ainsi nommé parce que la plupart des chercheurs du domaine avaient renoncé à l’idée qu’on pouvait apprendre aux ordinateurs à apprendre — était de poser des questions fondamentales sur le mécanisme d’apprentissage de l’être humain et d’explorer comment appliquer nos connaissances en la matière au développement de machines aptes à apprendre. Ces travaux du CIFAR ont déclenché une avalanche de recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) à l’échelle mondiale et se sont traduits par des centaines de milliards de dollars d’investissements du secteur privé au profit de l’apprentissage profond.

L’article publié le mois dernier dans le New York Times sur le prix Turing a fait mention du CIFAR et a reconnu le rôle important qu’il a joué dans le rapprochement des trois chercheurs.

Le développement de l’apprentissage profond dans le domaine de l’IA n’est qu’un exemple de succès parmi tant d’autres qui illustre ce qui est possible quand des chercheurs exceptionnels ont le temps de voir grand, d’apprendre les uns des autres et de mener des collaborations interdisciplinaires dans l’environnement ouvert et basé sur la confiance qu’offre les programmes du CIFAR.

Au CIFAR, nous croyons fermement que les quatre nouveaux programmes annoncés vont un jour changer la science et notre compréhension du monde, ainsi que démontrer de nouveau à quel point le rassemblement des meilleurs chercheurs du monde au sein des programmes du CIFAR est porteur de possibilités.