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Les Laboratoires de politiques sur l’avenir de l’IA incitent les responsables de politiques à mieux comprendre les futures implications de l’IA

by Krista Davidson mai 29 / 19

L’intelligence artificielle est prometteuse dans presque tous les secteurs d’activité. Elle a la capacité d’améliorer des processus, comme la détection précoce et la prédiction des maladies, de réduire le nombre d’accidents des voitures sans conducteur et de fournir de précieux renseignements sur nos dépenses.

Mais que signifie l’adoption généralisée de l’IA dans les secteurs de l’éducation et de l’immigration ? Quelle sera l’incidence de la reconnaissance faciale sur nos droits et notre vie privée ? Quel rôle le gouvernement et l’industrie joueront-ils dans la formation des citoyens dont les postes seront transformés et peut-être éliminés par l’IA ? Comment pouvons-nous aider les responsables de politiques à élaborer des politiques réfléchies et pertinentes sur des questions nationales et internationales cruciales ?

Ces questions ont inspiré un nouveau rapport publié par le CIFAR et le Brookfield Institute for Innovation + Entrepreneurship (BII+E). Le rapport présente les principales recommandations formulées par les participants aux Laboratoires de politiques sur l’avenir de l’IA. Organisés en collaboration par le CIFAR et le BII+E, les laboratoires visaient à sensibiliser les nouveaux responsables de politiques aux répercussions à long terme de l’IA sur les politiques publiques. En 2018, les laboratoires ont réuni 125 participants dans 5 villes canadiennes, soit Toronto, Edmonton, Vancouver, Ottawa et Montréal.

« Nous avons réuni des groupes de personnes provenant de différents services publics ainsi que du secteur privé, du milieu universitaire et des ONG, ce qui a donné lieu à une véritable conversation multisectorielle », explique Brent Barron, directeur, Politiques publiques du CIFAR. « Il est important de s’engager auprès des leaders de demain. Cela nous permet de tirer parti des interventions d’un groupe créatif, intéressé et passionné. »

Le CIFAR et le BII+E ont publié les recommandations et les observations recueillies pendant les différents laboratoires dans un rapport final intitulé Exploration de l’avenir de l’IA et de ses incidences sur les politiques au Canada. Le rapport fait état des recommandations des participants et touche différents thèmes regroupés dans les catégories suivantes :

  • L’avenir du travail
  • Les mécanismes antitrust
  • La protection des consommateurs
  • La gouvernance des données
  • L’éducation du public
  • La consultation
  • La promotion de l’innovation responsable
  • La réglementation et la législation en matière d’IA

Les laboratoires ont favorisé les discussions sur des scénarios réels portant sur de véritables applications fondées sur l’IA.

« Il est utile de prendre du recul et d’examiner les grandes tendances comme l’IA et ce qu’elles signifient. Pendant les laboratoires, les participants sont passés des bases de l’IA à des études de cas qui pouvaient être en dehors de leur domaine d’expertise jusqu’à l’élaboration de propositions de politiques », indique Brent Barron.

« Les participants ne se sont pas limités à l’examen de la législation et de la réglementation ; ils ont pu discuter de nombreux moyens visant à atténuer les risques et à exploiter les possibilités de l’IA dans tous les domaines de politique publique visés par les laboratoires », souligne Heather Russek, directrice de l’innovation en matière de politiques du Brookfield Institute for Innovation + Entrepreneurship.

Pour formuler des recommandations de politiques, les participants se sont fondés sur des études de cas touchant diverses applications, dont une application de sélection des locataires qui génère des cotes de risque et permet aux propriétaires de prendre des décisions de location plus judicieuses, un système d’analyse prédictive qui automatise les activités menées par les agents d’immigration et les aide à évaluer les demandes des immigrants et des visiteurs ainsi qu’un assistant de classe intelligent qui utilise des algorithmes d’apprentissage automatique et la reconnaissance faciale avancée pour évaluer le niveau d’attention des élèves qui écoutent des cours en ligne.

« Le partenariat entre le CIFAR et le Brookfield Institute a été un travail hautement collaboratif, ajoute Heather Russek. Nous avons travaillé en équipe pour concevoir et organiser la série de laboratoires, en tenant compte de l’expérience des participants et des résultats que nous espérions obtenir. »

L’équipe est également en train d’élaborer des documents en accès libre qui serviront de guides aux organisations et aux autres groupes qui souhaitent préparer leurs propres séances de réflexion sur les implications politiques futures de l’IA.

Le CIFAR et le Brookfield Institute dirigeront cette semaine une séance au Sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert pour familiariser un groupe international de responsables de politiques, de représentants de la société civile et de dirigeants du secteur privé avec la série de Laboratoires de politiques sur l’avenir de l’IA.


En 2017, le gouvernement du Canada a chargé le CIFAR d’élaborer et de diriger la Stratégie pancanadienne en matière d’intelligence artificielle, la première stratégie nationale sur l’IA au monde. La série de Laboratoires de politiques sur l’avenir de l’IA est un programme important dans le cadre du pilier « IA et société » de la Stratégie pancanadienne en matière d’IA dirigée par le CIFAR.