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Chercheurs mondiaux
CIFAR-Azrieli

Aperçu

Accélérer la carrière des nouveaux chefs de file de la recherche du monde entier

Le programme des Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli offre financement et soutien pour aider les Chercheurs mondiaux à bâtir leurs réseaux et à perfectionner les compétences essentielles pour devenir la prochaine génération de chefs de file de la recherche. Les chercheurs du monde entier qui occupent un poste universitaire à plein temps depuis moins de cinq ans peuvent présenter une demande.

CIFAR invite les chercheurs exceptionnels en début de carrière à se joindre au réseau de CIFAR qui réunit près de 400 chercheurs de 16 pays dont la tâche collective est de trouver réponse à certains des défis les plus complexes de notre époque. Le programme des Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli offre financement, formation professionnelle et mentorat, ainsi que des occasions de collaboration avec des collègues exceptionnels de divers domaines en vue d’amener les Chercheurs mondiaux à devenir des chefs de file de la recherche et des agents de changement.

Voici les avantages conférés aux Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli :

  •   100 000 $ CAN sans affectation en soutien à la recherche
  •   Mandat de deux ans au sein d’un programme de recherche de CIFAR, un réseau mondial d’éminents chefs de file de la recherche. Qu’est-ce que ça veut dire être un Boursier de CIFAR?
  •   Possibilités de réseautage, de collaboration et de création d’une communauté avec des collègues de divers domaines
  •   Mentorat avec un chercheur principal d’un programme de recherche de CIFAR
  •   Formation spécialisée en leadership et en communications, et soutien pour mettre ces compétences en pratique

Postulez maintenant 

Admissibilité

Les postulants peuvent provenir du monde entier, et doivent avoir un doctorat (ou l’équivalent) et occuper un poste universitaire à plein temps depuis moins de cinq ans. Les intérêts de recherche des Chercheurs mondiaux doivent concorder avec les thèmes de l’un des programmes de recherche admissibles de CIFAR. Pour connaître tous les critères d’admissibilité, veuillez consulter l’aperçu détaillé du programme.

NOTA : Les stagiaires postdoctoraux ne sont pas admissibles à ce programme.

Comment présenter une demande

Il faut soumettre toutes les demandes par l’entremise d’un portail de demande en ligne et inclure deux lettres de recommandation. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter l’aperçu détaillé du programme des Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli.


Postulez maintenant 


L’appel à candidatures de 2019 débute le 3 décembre 2018. La date limite de présentation d’une demande est le 5 février 2019.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous.




Inscrivez-vous pour recevoir les mises à jour du programme des Chercheurs Mondiaux CIFAR-Azrieli.

Foire aux questions

1. Mes recherches doivent-elles concorder avec l’un des programmes de recherche de CIFAR?

Oui, un postulant doit faire une demande pour participer à l’un des cinq programmes admissibles qui acceptent des Chercheurs mondiaux en 2019. Les programmes admissibles figurent à la Question 2 ci-dessous. Il est possible de consulter une description détaillée des programmes de recherche de CIFAR au cifar.ca/fr/recherhe. Dans la description de chaque programme se trouve le profil des Boursiers et des conseillers qui en font partie. On encourage les postulants à expliquer pourquoi leurs recherches pourraient contribuer à un programme de recherche de CIFAR et aussi comment leurs recherches pourraient tirer profit d’interactions et de collaborations avec d’autres domaines représentés dans le programme. CIFAR encourage fortement les postulants qui possèdent une expérience et une perspective qui ne sont pas représentées actuellement dans ses programmes à faire une demande.

2. Quels sont les programmes de recherche de CIFAR auxquels je peux faire une demande pour devenir un Chercheur mondial CIFAR-Azrieli?

Voici les programmes admissibles en 2019 :

3. Qu’est-ce qu’un programme de recherche de CIFAR?

Les programmes de recherche mondiaux de CIFAR mettent en lien un grand nombre des plus brillants cerveaux du monde – en transcendant frontières et domaines – pour définir de nouvelles perspectives et favoriser la création d’idées novatrices. En aidant des pionniers avant-gardistes à aller plus loin et en inspirant de jeunes chercheurs à se joindre à eux, les programmes de CIFAR réussissent à repousser les frontières de notre compréhension en recourant à des moyens qui, autrement, seraient impossibles.

Les interactions soutenues entre les boursiers sont au cœur de chaque programme de recherche de CIFAR. Chaque programme réunit une combinaison singulière de chercheurs affichant une perspective disciplinaire et des méthodes de recherche différentes pour s’attaquer collectivement à un défi complexe auquel fait face le monde. Les programmes organisent une à trois réunions par année dans le cadre d’un mandat quinquennal renouvelable. Les interactions soutenues créent un environnement « sécuritaire » extrêmement propice aux partages d’idées préliminaires et à la création de nouvelles collaborations novatrices. Les boursiers trouvent l’inspiration pour réfléchir de façon créative, transformatrice et sans limites.

4. Les stagiaires postdoctoraux (ou l’équivalent) sont-ils admissibles à ce programme?

Non. Les stagiaires postdoctoraux ne sont pas admissibles à ce programme. CIFAR exige que les postulants travaillent pour un établissement d’enseignement supérieur et occupe un poste universitaire à plein temps depuis moins de cinq ans, incluant les tâches associées à la réalisation d’un programme de recherche indépendant, et à la supervision et à l’enseignement auprès d’étudiants diplômés et de stagiaires postdoctoraux. Habituellement, les postulants occuperont le poste de professeur adjoint (ou l’équivalent dans d’autres systèmes universitaires). Pour connaître tous les critères d’admissibilité, veuillez consulter l’aperçu détaillé du programme. Si vous avez des questions, veuillez communiquer avec global.scholars@cifar.ca.

5. Si je ne suis pas professeur adjoint, suis-je admissible?

CIFAR reconnaît que les systèmes universitaires différents de par le monde peuvent attribuer un titre différent au poste de professeur subalterne. Nous invitons les professeurs subalternes du monde entier à présenter une demande. Les postulants qui ont besoin d’aide pour déterminer leur admissibilité peuvent communiquer avec global.scholars@cifar.ca.

6. Si j’ai été nommé à un poste universitaire à plein temps il y a plus de cinq ans, mais que j’ai passé une partie de cette période en congé parental ou médical, serais-je admissible à faire une demande?

Les postulants admissibles doivent occuper leur premier poste universitaire à plein temps au plus tôt depuis le 1er mai 2014. Les postulants nommés avant le 1er mai 2014, mais qui ont pris un congé parental pendant cette période, devront fournir une explication dans leur formulaire de demande exposant pourquoi leur candidature devrait quand même être considérée. CIFAR se réserve le droit de prendre la décision finale en matière d’admissibilité.  

7. Si je suis un chercheur en début de carrière basé dans un autre pays que le Canada, serais-je admissible?

CIFAR cherche à mettre sur pied une cohorte mondiale et diversifiée. Il n’y a aucune restriction géographique quant à qui peut présenter une demande à ce programme.

8. Dois-je quitter mon établissement actuel pour participer à ce programme?

Les Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli demeurent à leur établissement d’attache et dans leur pays pendant toute la durée de leur mandat de deux ans. Les fonds de recherche associés à la bourse sont gérés par le département du récipiendaire. Les Chercheurs mondiaux doivent participer aux rencontres de leur programme de recherche de CIFAR désigné (habituellement 2 ou 3 par année, selon le programme), au Canada et ailleurs, ainsi qu’à la réunion annuelle des Chercheurs mondiaux.

9. Si je suis dans l’impossibilité d’être à Toronto pour l’entrevue en personne qui aura lieu les 26 et 27 juin 2019 en raison d’un engagement antérieur, puis-je tout de même présenter une demande?

Le processus d’entrevue comporte des activités individuelles et des activités de groupe interactives réunissant les candidats invités qui se déroulent sur une journée et demie. Afin de garantir un processus d’évaluation équitable et exhaustif, les candidats doivent obligatoirement participer au processus d’entrevue en personne. Les candidats qui sont dans l’impossibilité de participer ne seront pas considérés.

10. À titre de Chercheur mondial CIFAR-Azrieli, en quoi consistera le soutien offert par CIFAR?

Voici les avantages conférés aux Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli :

  •   100 000 $ CAN sans affectation en soutien à la recherche
  •   Mandat de deux ans au sein d’un programme de recherche de CIFAR – un réseau mondial composé d’éminents chefs de file de la recherche
  •   Possibilités de réseautage et de collaboration avec des collègues de même esprit de divers domaines
  •   Mentorat avec un chercheur principal d’un programme de recherche de CIFAR
  •   Formation spécialisée en leadership et en communications, et soutien pour mettre ces compétences en pratique
  •   Réunions annuelles pour réseauter, collaborer et créer une communauté avec d’autres Chercheurs mondiaux

11. Qu’attend-on d’un Chercheur mondial CIFAR-Azrieli?

Pendant leur mandat de deux ans, les Chercheurs mondiaux doivent :

  •   Participer aux réunions des programmes de recherche de CIFAR (habituellement 2 à 3 fois l’an, selon le programme), au Canada et de par le monde.
  •   Dans le cadre des réunions, s’il y a lieu, interagir et collaborer avec d’autres membres du programme dans des domaines de recherche d’intérêt commun pour le programme.
  •   Participer aux réunions annuelles des Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli (habituellement au début mai). CIFAR exige que chaque Chercheur mondial participe à deux réunions annuelles.
  •   Soumettre un rapport annuel sur les succès et les activités et, si possible et s’il y a lieu, interagir avec des parties prenantes et des bailleurs de fonds de CIFAR pour partager leur expérience.
  •   Mentionner CIFAR comme bailleur de fonds dans les publications et les présentations de recherche soutenues par le programme, utiliser « Chercheur mondial CIFAR-Azrieli » dans leur signature professionnelle et déclarer leur affiliation au CIFAR.

12. Comment puis-je utiliser les 100 000 $ CAN en soutien à la recherche?

Le soutien à la recherche vise à rehausser la capacité d’un Chercheur mondial à réaliser des recherches. Les Chercheurs mondiaux reçoivent ces fonds au fil de leur mandat de deux ans. Parmi les utilisations éventuelles, notons : projets de recherche, allègement de la charge d’enseignement, soutien aux stagiaires et déplacement pour participer à des conférences. CIFAR n’offre pas de soutien aux frais indirects.

13. Quel est l’objectif de la réunion annuelle des Chercheurs mondiaux?

Les Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli de tous les programmes de recherche de CIFAR se rencontrent annuellement pour participer à des activités axées sur le perfectionnement de compétences de base en leadership et en communications. La réunion annuelle a pour objectif de créer une communauté de chercheurs en début de carrière, et de soutenir le partage et la collaboration entre pairs. Pendant trois jours, les Chercheurs mondiaux participent à des ateliers ciblés et interactifs de perfectionnement des compétences, dirigés par des animateurs aguerris. Des invités offrent aux Chercheurs mondiaux l’occasion d’interagir dans l’interdisciplinarité, de profiter d’un programme de mentorat et de vivre une expérience d’apprentissage améliorée. À l’occasion d’activités de groupe, d’excursions et du temps passé dans les ateliers, les Chercheurs mondiaux ont la possibilité d’explorer des collaborations éventuelles et de développer un esprit de communauté.

14. Quel est le processus de sélection des candidats?

CIFAR a un engagement ferme à l’endroit de la diversité au sein de sa communauté, ainsi que dans l’examen des demandes et le processus de sélection :

  •   Admissibilité de base : CIFAR veille à ce que toutes les demandes satisfassent aux critères d’admissibilité de base.
  •   Examen des demandes : Un sous-comité composé de boursiers et de conseillers de CIFAR est créé au sein de chaque programme admissible. Ces sous-comités examinent et évaluent les demandes en fonction de trois critères : i) excellence en recherche, ii) possibilité de contribuer au programme en ajoutant des perspectives nouvelles et diversifiées, ainsi que des méthodes qui misent sur les réalisations des membres existants ou qui les complètent, et iii) potentiel de leadership au sein du milieu universitaire et ailleurs. Le comité de sélection de chaque programme dresse une liste pouvant compter jusqu’à cinq candidats présélectionnés par programme.
  •   Sélection finale en personne : CIFAR invite les candidats présélectionnés à une réunion de sélection de deux jours à Toronto (Canada), les 26 et 27 juin 2019. Cette réunion compte une série d’activités individuelles et d’activités interactives en groupe. Les évaluations seront menées par un comité diversifié de chercheurs du milieu universitaire, ainsi que de dirigeants détenant une expertise dans d’autres domaines, comme les politiques, les communications et le leadership. Le comité de sélection évalue la capacité, le potentiel et le désir des candidats d’interagir activement avec des pairs au sein d’une gamme complète de domaines, ainsi que leur potentiel à avoir un impact plus large.

15. Quel est le taux de réussite des candidats?

Cette année, chaque programme de recherche admissible de CIFAR acceptera deux ou trois nouveaux Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli. Le programme des Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli mène actuellement son quatrième appel annuel à candidatures.

  •   En 2016, nous avons reçu 173 demandes admissibles de 27 pays pour neuf programmes de recherche. Trente-cinq candidats présélectionnés ont été invités à participer aux entrevues en personne à Toronto et 18 d’entre eux ont été choisis pour devenir Chercheurs mondiaux.
  •   En 2017, nous avons reçu 445 demandes admissibles de 48 pays pour onze programmes de recherche. Trente-trois candidats présélectionnés ont été invités à participer aux entrevues en personne à Toronto et 15 d’entre eux ont été choisis pour devenir Chercheurs mondiaux.
  •   En 2018, nous avons reçu 402 demandes admissibles de 55 pays pour cinq programmes de recherche. Vingt candidats présélectionnés ont été invités à participer aux entrevues en personne à Toronto et 12 d’entre eux ont été choisis pour devenir Chercheurs mondiaux.

Chercheurs mondiaux de CIFAR Azrieli

  • Gabriela Schlau Cohen

    Gabriela Schlau-Cohen

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Massachusetts Institute of Technology
    • États Unis
  • Adrian Liu

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2018
    • Université McGill
    • Canada
  • Jenny Yang

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de la Californie à Irvine
    • États Unis
  • Yogesh Surendranath

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2018
    • Massachusetts Institute of Technology
    • États Unis
  • Prineha Narang

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université Harvard
    • États Unis
  • Yaniv Ziv

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2018
    • Institut Weizmann des sciences
    • Israël
  • Maria R. Drout

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de Toronto
    • Canada
  • Sarah Burke-Spolaor

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de la Virginie-Occidentale
    • États Unis
  • Jessica L. Metcalf

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de l'état du Colorado
    • États Unis
  • Hyun Youk

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de technologie de Delft
    • Les Pays-Bas
  • Yue Wan

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Institut génomique de Singapour
    • Singapour
  • Naama Geva-Zatorsky

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Technion
    • Israël
  • Lucina Q. Uddin

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de Miami
    • États Unis
  • Luyi Yang

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de Toronto
    • Canada
  • Kate A. Ross

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de l'état du Colorado
    • États Unis
  • Judy Cha

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de Yale
    • États Unis
  • Kristin Laurin

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de la Colombie-Britannique
    • Canada
  • Kristi Kenyon

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de Winnipeg
    • Canada
  • Daryl Haggard

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université McGill
    • Canada
  • Parameswaran Ajith

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Centre international de sciences théoriques
    • Inde
  • Thomas Vidick

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • California Institute of Technology
    • États Unis
  • Gerhard Kirchmair

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université d’Innsbruck
    • L'Autriche
  • Giulio Chiribella

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université d'Oxford
    • Royaume-Uni
  • Nir Bar-Gill

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université hébraïque de Jérusalem
    • Israël
  • Joel Zylberberg

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • École de médecine de l’Université du Colorado
    • États Unis
  • Graham Taylor

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de Guelph
    • Institut Vecteur
    • Canada
  • Kyunghyun Cho

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de New York
    • États Unis
  • Raul Sanchez de la Sierra

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de la Californie à Berkeley
    • États Unis
  • Sara Lowes

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université Bocconi
    • Italie
  • Natalie Bau

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de Californie à Los Angeles
    • Canada
  • Mikko Taipale

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de Toronto
    • Canada
  • Khanh Huy Bui

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université McGill
    • Canada
  • Corinne Maurice

    Corinne Maurice

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université McGill
    • Canada
  • Alexander Kwarteng

    Alexander Kwarteng

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université Kwame Nkrumah des sciences et de la technologie
    • Ghana
  • Katherine Amato

    Katherine R. Amato

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université Northwestern
    • États Unis
  • Jeffrey Warren

    Jeffrey J. Warren

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université Simon Fraser
    • Canada
  • Douglas Fowler

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de Washington
    • États Unis
  • Hannah Carter

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de la Californie à San Diego
    • États Unis
  • Nathaniel Gabor

    Nathaniel Gabor

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de la Californie à Riverside
    • États Unis
  • Katherine McAuliffe

    Katherine McAuliffe

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Boston College
    • États Unis
  • Alona Fyshe

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de l'Alberta
    • Canada
  • Kieran O'Donnell

    Kieran O'Donnell

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université McGill
    • Canada
  • Craig Chapman

    Craig Chapman

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de l'Alberta
    • Canada
  • Brian Dias

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université Emory
    • États Unis
  • Ami Citri

    Ami Citri

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université hébraïque de Jérusalem
    • Israël
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    • Article de fond
    • Programme Azrieli de Cerveau, esprit et conscience

    Entretien avec Melvyn Goodale

    par Alona Fyshe
    août 1 / 18

    Alona Fyshe est Chercheuse mondiale CIFAR Azrieli au sein du programme Cerveau, esprit et conscience Azrieli du CIFAR et professeure adjointe aux départements d’informatique et de psychologie de l’Université de l’Alberta. Melvyn Goodale est codirecteur du programme Cerveau, esprit et conscience Azrieli du CIFAR, professeur distingué, titulaire de la chaire de recherche du Canada en neuroscience visuelle, et directeur du Brain and Mind Institute à l’Université Western.

    Alona Fyshe (AF) : Pourriez-vous me parler de votre premier poste de professeur et de ce que ça représentait?

    Melvyn Goodale (MG) : J’ai obtenu un postdoctorat de l’Université d’Oxford. Je venais de l’Université Western où j’avais fait un doctorat et je voulais retourner au Canada, mais il n’y avait pas de poste disponible. Je me suis retrouvé à l’Université de St. Andrew’s, en Écosse, ce qui s’est révélé une occasion formidable.

    Je suis allé à St. Andrew’s en 1971. À l’époque, je faisais des recherches sur les rats et les hamsters. Et aucun laboratoire ne faisait de recherches sur les animaux là-bas. Donc, au jeune âge de 27 ans, on m’a confié la tâche de mettre sur pied une animalerie. J’ai dû travailler avec des architectes et des inspecteurs, car en Grande-Bretagne il faut obtenir une dérogation du gouvernement pour réaliser des recherches sur les animaux.

    Melvyn Goodale
    Melvyn Goodale

    AF : Pourriez-vous me parler de votre premier étudiant diplômé?

    MG : Je n’ai eu qu’un étudiant diplômé là-bas, un ami, un peu plus vieux que moi! Nous avons réalisé plusieurs travaux de recherche ensemble qui ont mené à des publications et qui portaient sur le transfert interoculaire dans le cerveau des pigeons.

    AF : Quand êtes-vous retourné au Canada?

    MG : Je suis revenu en 1977. Et je travaillais encore sur les animaux, mais il y avait les installations nécessaires ici. J’ai fait une demande de subvention au CRSNG et j’ai obtenu du financement.

    AF : Quand avez-vous commencé à travailler sur des patients humains?

    MG : Pendant un an, j’ai suivi une formation pour devenir neuropsychologue clinique autorisé et j’ai fait des recherches sur des patients humains.

    C’était toute une expérience d’apprentissage pour moi, car ma spécialité c’était les animaux. Je travaillais sur des rats, des gerboises et d’autres et c’était facile. Travailler avec des patients, c’était complètement différent. J’avais une pièce grosse comme un mouchoir de poche à l’hôpital où je travaillais, et je me penchais sur les mouvements oculaires, les mouvements de pointage et le contrôle visuel du mouvement d’atteinte manuelle. Il s’agissait d’une expérience très différente et la courbe d’apprentissage était raide. À l’époque, il n’y avait que la neuropsychologie et le comportement et aujourd’hui, bien sûr, il y a l’IRMf et d’autres types de neuroimagerie.

    AF : Pourriez-vous m’en dire davantage sur votre rôle actuel?

    MG : Je suis maintenant directeur du Brain and Mind Institute (BMI). La culture de la recherche a changé. Auparavant, c’était avant tout un travail individuel. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, la « mégascience » a commencé à prendre de plus en plus de place et il y avait plusieurs auteurs par article. Aujourd’hui, vous ne pouvez pas avoir votre propre appareil d’IRMf ni, dans certains cas, votre propre appareil d’EEG.

    Mais ce qui est encore plus important, c’est de partager son laboratoire. Vous avez votre propre espace maintenant avec les postes de travail, et peut-être que vous pourrez en configurer un pour enregistrer des mouvements oculaires ou quelque chose du genre, mais de plus en plus il faut partager l’équipement.

    Je crois que la raison pour laquelle nous réussissons dans notre travail c’est que le Brain and Mind Institute est vu comme une installation centrale et que tout le monde peut utiliser l’équipement. Mais cela peut poser des défis si, par exemple, quelqu’un achète un appareil avec une subvention importante et qu’il ressent un certain sentiment d’exclusivité à l’égard de cet appareil. Nous essayons d’inciter les gens à collaborer afin qu’ils apprennent à se servir de tous les appareils différents, car c’est bête d’avoir des appareils très coûteux qui servent quatre à cinq fois par semaine pendant une heure. C’est mieux si d’autres personnes s’en servent aussi.

    Je crois que les psychologues et les neuroscientifiques cognitifs, en particulier, doivent apprendre à faire cela s’ils souhaitent réussir. La science est maintenant de nature très interdisciplinaire.


    Alona Fyshe

    AF : Ça me fait penser à l’astronomie et à ces équipes qui doivent partager de gigantesques télescopes.

    MG : Nous avons lancé un fonds de recherche destiné aux stagiaires. Si quelques stagiaires postdoctoraux provenant de laboratoires différents proposent une collaboration, ils peuvent faire une demande de financement. Nous avons accordé deux ou trois subventions cette année et les stagiaires reçoivent deux à trois mille dollars. Et ça suffit pour un bon nombre de séances d’imagerie.

    Ce projet fonctionne bien et ce sont les stagiaires qui s’occupent de tout. Un comité passe en revue les demandes et fait des commentaires aux demandeurs qui sont aussi des stagiaires postdoctoraux. C’est un peu comme un petit CRSNG.

    AF : Je n’avais jamais passé en revue une demande de subvention avant de soumettre ma première demande. Mais si j’avais eu l’occasion de le faire, j’aurais beaucoup appris.

    MG : Exactement. Les stagiaires acquièrent de l’expérience dans l’examen de demandes de subvention et dans la prise de décisions difficiles à propos de leurs pairs.

    AF : Que pensez-vous de cette nouvelle tendance favorisant le partage de données en imagerie cérébrale?

    MG : Oh, c’est formidable. Il devrait y avoir beaucoup plus de transparence. C’est difficile, car les gens utilisent des protocoles et des machines différentes. Mais il ne fait aucun doute que ce mouvement existe au Canada.

    Je crois que ça devrait aussi se faire avec les données comportementales, mais c’est encore plus difficile, car les paradigmes sont si différents. Mais il est clair que les revues scientifiques exigent des chercheurs de saisir leurs données de sorte à permettre aux autres de les analyser ou de les associer à d’autres données.

    « Donc, au jeune âge de 27 ans, on m’a confié la tâche de mettre sur pied une animalerie. »

    AF : Comme jeune chercheur, peut-être est-ce difficile de partager ses données. Vous comprenez ce que je veux dire?

    MG : Je ne sais pas. Est-ce ce que vous ressentez? Je veux dire, pourquoi diriez-vous cela?

    AF : L’informatique est pas mal ouverte avec les données, mais le scénario est différent. Il faut moins de temps pour recueillir les données.

    MG : C’est juste. Mais je crois que ce qu’on y gagne c’est que les gens peuvent examiner les données d’une façon différente et découvrir des choses auxquelles ils n’avaient jamais pensé. Et comme les données sont entreposées dans un endroit accessible, on peut utiliser moins d’animaux.

    Donc, je suis tout à fait en faveur et j’imagine que la grande peur c’est que quelqu’un trouve une erreur dans mon étude, mais ça c’est une bonne chose. C’est mieux que de publier une conclusion erronée.

    AF : Et qu’en est-il du sentiment de reconnaissance que les gens pourraient souhaiter après avoir recueilli leurs données?

    MG : Je préciserais clairement qui a recueilli les données. Vous fondez vos conclusions sur les données recueillies par quelqu’un d’autre.

    AF : C’est intéressant que vous ayez changé de domaine – et assez tôt dans votre carrière.

    MG : Oui, en effet. Pendant une certaine période, je faisais des travaux sur les animaux et sur les humains. Mais quand vous démontrez chez l’humain comment fonctionne un élément du cerveau, les gens manifestent davantage d’intérêt que quand cette démonstration se fait chez un rat, ou même un singe.

    En tant que psychologue, ce que nous essayons de faire est de parler de la condition humaine. Si vous pouvez le faire chez l’humain, c’est mieux. Vous ne voulez pas sacrifier d’animaux inutilement. Nous avons encore besoin d’animaux dans de nombreuses expériences. Mais en même temps, nous améliorons nos compétences en imagerie et même en enregistrement à partir de cellules individuelles de patients qui subissent une chirurgie pour l’épilepsie. Nous apprenons beaucoup de choses et cela aurait été impossible il n’y a même pas dix ans.

    AF : Est-ce que l’inspiration que suscitent vos travaux chez les autres vous inspire vous-même?

    MG : Je crois que quand les journaux et le grand public, et d’autres domaines scientifiques remarquent nos travaux, c’est vraiment encourageant. Toutefois, je ne prétends pas du tout que les gens devraient aiguiller leurs recherches vers quelque chose d’utile pour la société. Je suis un grand défenseur de la recherche fondamentale.

    AF : Avez-vous en tête des erreurs que vous auriez commises tôt dans votre carrière et que vous souhaiteriez partager?

    MG : Je crois que mon grand regret c’est de ne pas avoir fait assez de mathématiques quand j’étais jeune. Je conseille aux jeunes de faire le plus de mathématiques, de physique et d’informatique possible, car il sera toujours possible d’apprendre la biologie. La biologie n’est rien de plus qu’une collection de faits. Alors que l’apprentissage des mathématiques et de l’informatique c’est comme l’apprentissage du français; il faut commencer jeune.

    AF : Comme je fais beaucoup de mathématiques, ce conseil me plaît.

    MG : Mais je suis tout de même assez satisfait de la façon dont les choses ont évolué. J’ai eu la chance d’être là au début de l’IRMf et d’autres méthodes, et l’université nous a encouragés à aller de l’avant avec tout ça.

    AF : Et croyez-vous que nombre de ces choses se sont concrétisées parce que l’institut ou l’université vous a encouragés à aller dans cette direction?

    MG : Ils nous encourageaient à faire notre science. Je ne crois pas qu’ils aient dit que la neuroscience cognitive était la solution. Ils ont reconnu que les choses allaient bien et que notre travail suscitait de l’intérêt à l’extérieur de l’université.

    Je n’ai jamais regretté de ne pas être allé ailleurs. Je crois que parfois les gens pensent que c’est important d’être à Harvard, à Yale, à McGill ou à Cambridge. Je ne crois pas que c’est aussi important que d’avoir une masse critique à n’importe quelle université respectable où vous avez un certain impact sur la science dans le monde.

    « Je travaillais sur des rats, des gerboises et d’autres et c’était facile. Travailler avec des patients, c’était complètement différent. »

    AF : C’est bon d’entendre qu’il est possible de construire quelque chose même si on se trouve dans un endroit qui n’est pas reconnu dans notre domaine.

    MG : Vous ne pouvez pas réussir seul, vous avez besoin d’une équipe. Pour nous, les choses ont démarré à la fin des années 1990. À l’époque, nous n’étions que l’un de quatre centres au Canada à faire de l’imagerie à champ élevé. Nous étions donc en tête du peloton.

    C’est alors que nous avons obtenu une subvention de groupe des IRSC à l’époque où cela existait. Nous avions des collaborateurs à York et à Wilfrid Laurier. Tout d’un coup, nous pouvions embaucher des stagiaires postdoctoraux et les choses ont décollé.

    Le groupe s’appelait GAP (Group on Action and Perception). Vous savez, nous faisions quelque chose que les autres ne faisaient pas, c’est-à-dire, examiner en quelque sorte à quoi sert le cerveau, et le cerveau sert à contrôler les mouvements. À l’échéance de la subvention de groupe des IRSC, il y avait une très bonne équipe à Queen’s. Nous avons décidé que nous ne nous ferions pas concurrence pour le petit montant qui restait, mais que nous unirions plutôt nos forces.

    Nous avons donc créé le Canadian Action Perception Network (CAPnet). Au départ, il n’y avait que Queens, York et Western. Nous étions un peu comme une amibe. Nous tendions un pseudopode quand il y avait des fonds, sans se faire concurrence. Nous prenions tout simplement une forme différente pour nous adapter aux fonds disponibles. CAPnet couvre maintenant tout le Canada.

    AF : C’est un peu comme un métaexemple de collaboration où la somme est plus grande que les parties?

    MG : Absolument. Nous nous faisons toujours un peu concurrence quand nous faisons une demande de subvention individuelle, mais quand il y a de gros sous sur la table, il vaut mieux essayer de voir si on ne peut pas essayer de tous en tirer profit, plutôt que de se faire concurrence pour les mêmes fonds.

    Ça veut aussi dire que nous avons échangé nos stagiaires postdoctoraux et nos étudiants diplômés, et il y a eu beaucoup de brassage d’idées. Nous partageons des protocoles et des idées pour l’imagerie et les épreuves comportementales. C’est ce que nous faisons depuis maintenant plus de sept ans.

    AF : Vous pouvez commencer un nouveau réseau? Avec vos enfants universitaires?

    MG : Exactement. En fait, j’ai maintenant des petits-enfants universitaires, ce qui fait un peu peur.

    AF : Quand vous pensez à la direction d’un groupe, croyez-vous qu’il y a une meilleure façon de structurer les choses, en établissant une hiérarchie entre les stagiaires postdoctoraux, les étudiants diplômés et les étudiants de premier cycle?

    MG : En tant que directeur du BMI, voilà comment j’ai procédé. Comme je suis très occupé, j’ai 3,5 très bons stagiaires postdoctoraux. Habituellement, je leur confie la tâche de superviser les nouveaux étudiants diplômés. Quand ceux-ci arrivent et qu’ils ignorent ce qui se passe, je les jumèle à un stagiaire postdoctoral qui est davantage aux premières lignes de la recherche que moi.

    Mes étudiants diplômés et stagiaires postdoctoraux supervisent les étudiants qui font un diplôme de premier cycle spécialisé. Je les rencontre toutes les quelques semaines, mais ce sont eux qui ont fait le gros du travail pour leur expliquer ce qui se passe.

    Avec la mégascience d’aujourd’hui, particulièrement l’imagerie, toute l’approche de supervision des stagiaires et des étudiants diplômés a changé. Jadis, je pouvais dire : « Est-ce que je peux voir le chiffrier? Peut-on faire ceci, peut-on faire cela? » Maintenant, c’est impossible. Il y a une telle distance entre la collecte de données et ce qu’ils me montrent. Conséquemment, il doit se créer un climat de grande confiance, car je ne peux pas vérifier leur travail.

    AF : Exactement. Vous pouvez voir si la logique y est, mais vous ne pouvez pas répéter les analyses.

    MG : Ce n’est pas seulement que je n’ai pas le temps, c’est parce que je ne suis pas allé dans les tranchées. Il y a une grande distance entre les données et moi.

    AF : Croyez-vous qu’il manque quelque chose dans la formation de nos futurs chercheurs qui les aiderait à mettre sur pied leurs laboratoires?

    MG : Plus vous donnez d’occasions à vos diplômés et à vos stagiaires d’acquérir le savoir-être nécessaire pour fonctionner en tant que chercheur indépendant, mieux c’est. En particulier, comment faire une bonne présentation officielle de leurs recherches aux fins d’emploi (job talk), comment passer un entretien, comment écrire un bon CV, comment rédiger un bon plan de recherche ou d’enseignement. Nous donnons l’occasion aux gens de se pratiquer en leur faisant faire des présentations régulièrement.

    AF : Il y a aussi la tâche de supervision que vous leur confiez.

    MG : Ils apprennent qu’il y a plusieurs styles de supervision. Certaines personnes n’oseront pas agir avant que vous ne leur disiez de le faire. Alors que d’autres voudront couper les amarres. Vous devez trouver le moyen de vous assurer que la personne qui souhaite devenir complètement indépendante ne s’effondrera pas. Et vous devez encourager l’indépendance chez ceux qui veulent se faire tenir la main. Vous devez aussi vous rendre compte que vous n’avez pas à aimer tout le monde. Il y a des gens avec qui je ne m’entends pas. Néanmoins, j’ai découvert que si j’y travaille, si nous collaborons ou si je les supervise, la situation est gérable.

    AF : Que faites-vous si vous vous retrouvez dans une collaboration qui selon vous ne fonctionne pas?

    MG : Presque chaque fois que cela s’est produit, les choses se sont évaporées en raison de mon inaction. Et cela s’est produit même avec des gens avec qui je souhaitais collaborer.

    AF : Il ne nous reste presque plus de temps, mais je voulais vous donner une dernière occasion de me dire ce que selon vous un nouveau professeur devrait savoir ou considérer au moment de mettre sur pied son laboratoire.

    MG : Je sais qu’il y a beaucoup de négociations difficiles maintenant, particulièrement dans de grosses universités comme la nôtre où les gens essaient de retarder l’enseignement le plus possible. Je crois que d’éviter l’enseignement est une grosse erreur. Je sais que certaines de mes meilleures idées me viennent de l’enseignement. On croit savoir quelque chose jusqu’à ce qu’on l’enseigne et on découvre alors qu’on a sérieusement manqué de logique dans notre explication d’une question donnée à une bande d’étudiants de premier cycle.

    Je crois que nous risquons de créer un système à deux niveaux où, d’une part, de grands chercheurs n’enseignent pas et sont libres de faire des recherches et, d’autre part, des chercheurs travaillent très fort sur le terrain, mais ne récupèrent jamais, car leur tâche d’enseignement est si lourde que même s’ils ont une bonne idée de recherche et éventuellement des fonds, c’est difficile pour eux de trouver le temps nécessaire. À Harvard et à Yale, vous ne pouvez pas éviter l’enseignement. Je crois que c’est important.

    AF : Voilà quelque chose que j’ai vraiment trouvé difficile. L’enseignement prend tellement de temps.

    MG : Mais plus vous enseignez, meilleurs vous êtes. Et quand vous créez un module d’enseignement, vous n’avez qu’à le mettre à jour une fois par an. Ensuite, tous les trois ou quatre ans, vous faites un gros ménage de printemps, vous mettez le tout au goût du jour et vous vous lancez dans une direction légèrement différente. Comme je suis très occupé maintenant, je n’enseigne pas, mais j’ai enseigné pendant trente ans et ça m’a plu énormément.

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    Ce programme reçoit le généreux soutien de la Fondation Azrieli et du Fonds de perfectionnement du leadership de la famille Love.