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Chercheurs mondiaux
CIFAR-Azrieli

Aperçu

Accélérer la carrière des nouveaux chefs de file de la recherche du monde entier

Le programme des Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli offre financement et soutien pour aider les Chercheurs mondiaux à bâtir leurs réseaux et à perfectionner les compétences essentielles pour devenir la prochaine génération de chefs de file de la recherche. Les chercheurs du monde entier qui occupent un poste universitaire à plein temps depuis moins de cinq ans peuvent présenter une demande.

CIFAR invite les chercheurs exceptionnels en début de carrière à se joindre au réseau de CIFAR qui réunit près de 400 chercheurs de 22 pays dont la tâche collective est de trouver réponse à certains des défis les plus complexes de notre époque. Le programme des Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli offre financement, formation professionnelle et mentorat, ainsi que des occasions de collaboration avec des collègues exceptionnels de divers domaines en vue d’amener les Chercheurs mondiaux à devenir des chefs de file de la recherche et des agents de changement.

Voici les avantages conférés aux Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli :

  •   100 000 $ CAN sans affectation en soutien à la recherche
  •   Mandat de deux ans au sein d’un programme de recherche de CIFAR, un réseau mondial d’éminents chefs de file de la recherche. Qu’est-ce que ça veut dire être un Boursier de CIFAR?
  •   Possibilités de réseautage, de collaboration et de création d’une communauté avec des collègues de divers domaines
  •   Mentorat avec un chercheur principal d’un programme de recherche de CIFAR
  •   Formation spécialisée en leadership et en communications, et soutien pour mettre ces compétences en pratique

Admissibilité

Les postulants peuvent provenir du monde entier, et doivent avoir un doctorat (ou l’équivalent) et occuper un poste universitaire à plein temps depuis moins de cinq ans. Les intérêts de recherche des Chercheurs mondiaux doivent concorder avec les thèmes de l’un des programmes de recherche admissibles de CIFAR. Pour connaître tous les critères d’admissibilité, veuillez consulter l’aperçu détaillé du programme.

NOTA : Les stagiaires postdoctoraux ne sont pas admissibles à ce programme.

Comment poser votre candidature

L’appel à candidatures de cette année est maintenant fermé.

Inscrivez-vous ici pour obtenir des mises à jour sur le programme des Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli ou communiquez avec nous si vous avez des questions.

Chercheurs mondiaux de CIFAR Azrieli

  • Gabriela Schlau Cohen

    Gabriela Schlau-Cohen

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Massachusetts Institute of Technology
    • États Unis
  • Adrian Liu

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2018
    • Université McGill
    • Canada
  • Jenny Yang

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de la Californie à Irvine
    • États Unis
  • Yogesh Surendranath

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2018
    • Massachusetts Institute of Technology
    • États Unis
  • Prineha Narang

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université Harvard
    • États Unis
  • Yaniv Ziv

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2018
    • Institut Weizmann des sciences
    • Israël
  • Maria R. Drout

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de Toronto
    • Canada
  • Sarah Burke-Spolaor

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de la Virginie-Occidentale
    • États Unis
  • Jessica L. Metcalf

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de l'état du Colorado
    • États Unis
  • Hyun Youk

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de technologie de Delft
    • Les Pays-Bas
  • Yue Wan

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Institut génomique de Singapour
    • Singapour
  • Naama Geva-Zatorsky

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Technion
    • Israël
  • Lucina Q. Uddin

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2018
    • Université de Miami
    • États Unis
  • Luyi Yang

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de Toronto
    • Canada
  • Kate A. Ross

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de l'état du Colorado
    • États Unis
  • Judy Cha

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de Yale
    • États Unis
  • Kristin Laurin

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de la Colombie-Britannique
    • Canada
  • Kristi Kenyon

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de Winnipeg
    • Canada
  • Daryl Haggard

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université McGill
    • Canada
  • Parameswaran Ajith

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • International Center for International Science
    • Inde
  • Thomas Vidick

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • California Institute of Technology
    • États Unis
  • Gerhard Kirchmair

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université d’Innsbruck
    • L'Autriche
  • Giulio Chiribella

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université d'Oxford
    • Royaume-Uni
  • Nir Bar-Gill

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université hébraïque de Jérusalem
    • Israël
  • Joel Zylberberg

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • École de médecine de l’Université du Colorado
    • États Unis
  • Graham Taylor

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de Guelph
    • Institut Vecteur
    • Canada
  • Kyunghyun Cho

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de New York
    • États Unis
  • Raul Sanchez de la Sierra

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de la Californie à Berkeley
    • États Unis
  • Sara Lowes

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université Bocconi
    • Italie
  • Natalie Bau

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de Californie à Los Angeles
    • Canada
  • Mikko Taipale

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de Toronto
    • Canada
  • Khanh Huy Bui

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université McGill
    • Canada
  • Corinne Maurice

    Corinne Maurice

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université McGill
    • Canada
  • Alexander Kwarteng

    Alexander Kwarteng

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université Kwame Nkrumah des sciences et de la technologie
    • Ghana
  • Katherine Amato

    Katherine R. Amato

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université Northwestern
    • États Unis
  • Jeffrey Warren

    Jeffrey J. Warren

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université Simon Fraser
    • Canada
  • Douglas Fowler

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de Washington
    • États Unis
  • Hannah Carter

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de la Californie à San Diego
    • États Unis
  • Nathaniel Gabor

    Nathaniel Gabor

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université de la Californie à Riverside
    • États Unis
  • Katherine McAuliffe

    Katherine McAuliffe

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2017
    • Boston College
    • États Unis
  • Alona Fyshe

    • Chercheuses mondiale CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de l'Alberta
    • Canada
  • Kieran O'Donnell

    Kieran O'Donnell

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université McGill
    • Canada
  • Craig Chapman

    Craig Chapman

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université de l'Alberta
    • Canada
  • Brian Dias

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2017
    • Université Emory
    • États Unis
  • Ami Citri

    Ami Citri

    • Chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli 2016
    • Université hébraïque de Jérusalem
    • Israël
  • Nouvelles

    • Nouvelles
    • Microbiome humain

    Changer le microbiome n’est peut-être pas si facile

    par Cynthia Macdonald
    août 29 / 18


    L’intestin humain contient des billions de microorganismes. Ces dernières années, l’idée d’apporter des changements à son régime alimentaire pour modifier son microbiome et entraîner des effets bénéfiques sur la santé a enthousiasmé bien des gens.

    Mais dans quelle mesure l’humain et les autres animaux peuvent-ils vraiment modifier ce qui se cache en eux? Voilà l’une des nombreuses questions qui émanent d’une nouvelle étude fascinante sur le microbiome des primates.

    L’analyse mondiale de 18 types de primates non-humains (y compris singes, chimpanzés et lémurs) a démontré que l’anatomie joue probablement un rôle beaucoup plus important que le régime alimentaire dans la composition d’un microbiome donné.

    Il s’agit de la plus grande étude comparée jamais réalisée et elle a porté sur des animaux sauvages de l’Ancien Monde (Afrique et Asie) et du Nouveau Monde (les Amériques).

    Katherine Amato, l’auteure principale de l’étude, est professeure adjointe d’anthropologie à l’Université Northwestern et Chercheuse mondiale CIFAR-Azrieli. Elle étudie depuis longtemps la relation entre le régime alimentaire et le microbiote intestinal dans des environnements particuliers et prête une attention particulière aux leçons que les primates sauvages pourraient offrir à leur parenté humaine.

    À titre d’exemple, prenons le colobe. Ce singe herbivore et arboricole touche rarement le sol, il préfère le sanctuaire des branches de la forêt. Il a une aire de répartition vaste, en Afrique et en Asie.

    « Quand nous avons examiné le microbiome de ces singes sur différents continents », dit Amato, « nous avons découvert qu’ils se ressemblaient vraiment beaucoup, même s’ils vivaient dans des endroits différents avec des espèces de plantes différentes. »

    Ce que partagent tous les colobes c’est qu’ils sont herbivores. Fibreuses et souvent toxiques, les feuilles peuvent être difficiles à digérer. Selon Amato, l’évolution a équipé les colobes d’une structure intestinale singulière qui les aident à tolérer leur régime alimentaire particulier. Conséquemment, leurs intestins sont colonisés par des microorganismes similaires qui leur rendent le fier service de dégrader les composés alimentaires qui pourraient autrement les empoisonner.

    Leur signature microbienne diffère de celles d’autres primates, comme le gorille ou le singe hurleur. Bien qu’ils soient aussi herbivores, ces espèces ont développé leurs propres réactions physiologiques et anatomiques à leur régime alimentaire.

    Selon Amato, le microbiome des primates change en raison d’« une espèce de va-et-vient entre le régime alimentaire et la physiologie ». Dans la nature, des changements au régime alimentaire modifient le microbiome dans une certaine mesure, « mais pour qu’il change encore plus, il faudrait ensuite attendre un changement physiologique. » Comme ce changement est le fruit de l’évolution, il peut prendre des centaines de milliers d’années à voir le jour.

    Toutefois, en captivité, Amato note que le microbiome change plus rapidement. Les primates dans les zoos ont souvent des troubles gastrointestinaux en raison de leur nouveau régime alimentaire : « quelque chose de différent et de non bénéfique se produit dans le microbiome des animaux en captivité », dit-elle. Évidemment, cette étude a des répercussions intéressantes sur l’examen du microbiome humain. Comme des animaux de zoo, la plupart d’entre nous avons quitté le milieu sauvage depuis très longtemps et la « captivité » de l’industrialisation a incontestablement changé notre régime alimentaire. Mais dans quelle mesure cela nous a-t-il changés, dans la façon dont nous sommes construits, dont nous digérons les aliments?

    « En ce qui concerne les primates », dit Amato, « il y a quelque chose qui est très clairement un microbiome de gorille. Il y a très clairement un microbiome de chimpanzé. Vraisemblablement, il y a aussi un microbiome humain – mais nous devons apprendre comment le distinguer. Et nous devons comprendre les processus qui ont cours dans cette distinction. »

    Étudier l’être humain est bien plus difficile qu’étudier les primates : la géographie, la culture, les choix de style de vie se sont conjugués, au fil des millénaires, pour produire des régimes alimentaires différents – et des microbiomes différents. Selon Amato, « le fait que mon microbiome diffère de celui de mon voisin tient probablement de diverses choses, comme le régime alimentaire, les interactions sociales ou l’utilisation d’antibiotiques. Mais quand on prend du recul et qu’on examine l’ensemble d’une espèce, ces éléments sont en quelque sorte étouffés. Ce qui importe c’est qui vous êtes et comment vous êtes construit en tant qu’animal. »

    Une étude mondiale sur le microbiome humain serait sans contredit un projet compliqué. Toutefois, cette nouvelle étude sur les lointains ancêtres de l’humanité suggère qu’une telle initiative pourrait nous permettre de mieux comprendre comment les microorganismes qui nous habitant influencent notre bien-être collectif.

    « Ces grandes questions sur l’évolution sont importantes », dit Amato. « Elles ont le potentiel d’influencer notre façon d’aborder la médecine et de rehausser notre compréhension de l’impact du microbiome sur la santé humaine. »

    Ce programme reçoit le généreux soutien de la Fondation Azrieli et du Fonds de perfectionnement du leadership de la famille Love.